mercredi 30 juillet 2014

Assurance chômage : La CGT fait un recours en annulation auprès du conseil d'Etat


Nous reproduisons ici un article de la confédération CGT.
Cliquer ici pour accéder à l'article d'origine



"Le bureau confédéral du 28 juillet a décidé de saisir le conseil d’état pour un « recours en excès de pouvoir » en annulation de la convention d’assurance chômage du 14 mai 2014", a annoncé Eric Aubin, dirigeant de la CGT lors d’une conférence de presse. Il était entouré à cette occasion de Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération CGT du spectacle et d"André Fadda, dirigeant de l’Union Syndicale CGT de l’Intérim.
Cette nouvelle action juridique est distincte de celle engagée en référé devant le TGIpour demander la suspension, puis l’annulation du texte. Après une première audience, la justice a refusé, le 11 juillet, de suspendre l’application de la convention, renvoyant à une audience sur le fond le 30 septembre. Mais le TGI a donné tort aux signataires du texte, en se déclarant compétent et en renvoyant l’affaire sur le fond, il relève également les objectifs de la CGT de bien défendre les droits des demandeurs d’emploi. Une nouvelle audience, cette fois sur le fond aura donc lieu le 30 septembre.
Le dossier de la CGT est "solide", a estimé Eric Aubin, "nous irons donc à l’audience sur le fond le 30 septembre confiants".
Mais au-delà des recours juridiques, la lutte continue contre cet accord injuste qui fait payer aux demandeurs d’emploi le déficit du régime d’assurance chômage plombé par l’abus des contrats précaires qui représentent 51% des entrées à Pôle Emploi, par le recours massif aux ruptures conventionnelles pour se débarrasser des seniors, notamment. Rappelons qu’à l’occasion de ces négociations, le patronat a refusé de mettre le moindre centime sur la table. Tout comme d’ailleurs, il a refusé de discuter des propositions que la CGT a faites pour :
A l’occasion de ce point de presse, Eric Aubin a contesté avec force l’idée selon laquelle la CGT n’aurait fait aucune proposition lors de ces négociations se bornant à contester. Il a en effet rappelé que la CGT avait mis sur la table un projet d’accord balayé d’un revers de main par le MEDEF.
Denis Gravouil a fait le point des actions revendicatives des professionnels du spectacle qui se sont déroulées sous diverses formes et vont continuer tout l’été, alors que les premières réunions de concertation ont eu lieu : "nous entretenons la mobilisation car nous n’avons aucune garantie de résultats, en dehors des objectifs assignés par la lettre de mission de Manuel Valls au trio de médiateurs. [...] Nous faisons courir un préavis de grève tout l’été, plusieurs temps forts ont été très suivis, le 4 et le 12 juillet en Avignon , avec une manifestation de près de 3000 personnes le 12, le 24 Chalon-sur-saône a pris le relais avec là encore une très belle manifestation de 3000 personnes. Et les débats , les prises de paroles avant ou après spectacle sont très nombreuses, les élus sont interpelés, les membres du gouvernement rappelés à leurs responsabilités", a indiqué Denis Gravouil. Le gouvernement a donc dû céder devant notre mobilisation mais n’a pas refusé d’agréer un texte qu’il juge pourtant issu d’un mauvais accord. "

Lire aussi notre article sur les droits rechargeables en cliquant ici

vendredi 25 juillet 2014

2014 : Un bon cru pour la discrimination au Pôle emploi

Article mis à jour le 29 juillet 2014

On peut dire qu'au Pôle emploi, pendant les congés d'été, le service communication ne manque pas d'air.
Ainsi, les agents Pôle emploi ont pu lire en première page de leur intranet national que, concernant les vendanges 2014, "ces jobs sont tout particulièrement destinés aux jeunes".

A la direction nationale du Pôle emploi, on n'aime pas les vieux !

Ceci caractérise non seulement une discrimination, 
mais carrément 
un APPEL A FAIRE DE LA DISCRIMINATION.


Ce type de pratiques, que nous dénonçons depuis déjà longtemps, s'ajoutent à un goût prononcé pour les offres d'emploi illégales : 




Cliquer ici pour lire notre dossier sur ce sujet.

Non seulement la direction de Pôle emploi refuse de mettre en place, dans les agences, des formations pour éviter ces dérives illégales et discriminantes, mais en plus ils font maintenant carrément, auprès des agents, la promotion de la discrimination.

Mardi 29 juillet : Nous avons été informés que la direction de Pôle emploi avait, hier, retiré cette mention de leur site intranet. Les "vieux" ont donc, pour le moment, encore le droit de postuler aux offres de vendangeurs. 
Encore un effort, et ils arrêteront peut-être de diffuser des offres d'emploi illégales !

lundi 21 juillet 2014

Assurance chômage et droits rechargeables - Pour tirer le vrai du faux

Mis à jour le 30 juillet 2014


"Avec les droits rechargeables, cette convention marque une étape supplémentaire dans la sécurisation des parcours des salariés et des demandeurs d’emploi, y compris les plus précaires" . Source : CFDT

"La mise en œuvre des droits rechargeables constitue une avancée fondamentale pour les salariés privés d’emploi, notamment les plus précaires. Ainsi, plus d’un million d’allocataires verra leur durée d’indemnisation augmenter sensiblement plus de 5 mois en moyenne". Source : FO

"Les droits rechargeables consistent pour un salarié, à conserver à la fois des droits acquis non épuisés en cas de reprise d'un emploi, et de les additionner à de nouveaux droits acquis, en cas de retour au chômage". Source : CFTC




Les trois organisations syndicales qui ont signé la convention d'assurance chômage 2014 ne tarissent pas d'éloge sur le texte qu'ils ont signé, et qui s'applique dans son intégralité le 1er octobre 2014. 
Dans la lignée de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, qui enterrait de nombreux droits de travailleurs, cette convention d'assurance chômage enterre de nombreux droits des chômeurs.

Au delà des belles communications marketing, nous allons casser quelques "idées reçues" sur les droits rechargeables. Attention, c'est du lourd.

Notons au passage, qu'en plus des indispensables mobilisations des travailleurs, des travailleurs précaires, intérimaires, intermittents, pour qu'enfin une protection sociale de haut niveau s'applique à tous les travailleurs involontairement privés d'emploi, la CGT a déposé plainte pour "déloyauté" dans les négociations d'assurance chômage. 
Le 29 juillet, la CGT au aussi déposé un recours en annulation de la convention d'assurance chômage auprès du conseil d'Etat. .


1- Les droits rechargeables, c'est nouveau





Toutes les personnes indemnisées pouvaient (convention 2011), tout en ayant ouvert des droits à l'assurance chômage, travailler et valider de nouveaux droits basés sur le nombre de jours travaillés.
A partir de 610 heures de travail, avec la convention 2011, les droits étaient déjà rechargés.


2- Les droits rechargeables, tout le monde y gagne




Très peu sont ceux qui seront gagnant avec le nouveau mode de calcul.
Et ce que les "gagnants" gagneront, ils le perdront d'un autre côté.

Un exemple qui fait mal : Si vous travaillez, que vous ouvrez des droits au chômage de 700 € par mois, que vous retrouvez un travail mieux payé, qui, avant (convention 2011), vous aurait ouvert des droits, à 1000 € par mois, vous devez ATTENDRE D'AVOIR ÉPUISÉ VOS DROITS à 700 € avant d'ouvrir vos droits à 1000 € !

Comment vous allez faire pour vivre en attendant ? Demandez aux syndicats signataires ! (FO, CFDT, CFTC). Selon la logique de ces bienfaiteurs, vous êtes couverts plus longtemps par l'assurance chômage. Ça vaut bien une baisse de l'allocation ! Et paf pour le portefeuille !





Il existe d'autres nombreux exemples d'allocataires perdants entre la convention 2011 et la convention 2014, que nous détaillerons par la suite (augmentation du différé pour les intérimaires, baisse de l'allocation en cas de reprise partielle d'activité, baisse des allocations pour les salaires de plus de 2000 euros, différé important pour ceux qui partent en négociant financièrement leur départ, augmentation des cotisation et usine à gaz de différé pour les intermittents, droits à l'assurance chômage sucrés pour les plus de 60 ans...)



Lire aussi notre article sur la reprise d'activité moins rémunérée avec la convention 2014 en cliquant ici



3- Avec les droits rechargeables, on "stocke" ses droits sans limite dans le temps




Il existe toujours, avec les droits soit-disant "rechargeables", la notion de "déchéance des droits".
Ce qui veut dire que, au bout de [ (la durée des droits) + 3ans ], les droits sont perdus.

Exemple : Quelqu'un qui travaille sans arrêt pendant 5 ans, qui perd son boulot, qui touche 6 mois d'assurance chômage, et qui retravaille 5 ans, a donc PERDU ses droits "RECHARGEABLES" d'origine (il lui restait 18 mois d'assurance chômage qui passent à la trappe). Voir le chapitre 5, section 6 du réglement général annexé à la convention

Oups !


4- Avec les droits rechargeables, je peux démissionner, je conserve mes droits acquis




Eh non, toujours pas ! La démission n'ouvre toujours pas droit à l'assurance chômage. 
Non seulement elle bloque l'ouverture de nouveaux droits, mais en plus elle interrompt le paiement des allocations en cours, si vous êtes dans le cas d'une reprise d'activité alors que vous êtes indemnisé. Aïe !



Nota : La façon la plus simple d'ouvrir de nouveaux droits après une démission, c'est le fait de travailler pendant 91 nouveaux jours minimum, et sans démissionner cette fois-là.



5- La nouvelle convention d'assurance chômage va pousser de plus en plus de travailleurs dans la précarité





  • Si elle permet à ceux qui ont travaillé entre 150 et 610 heures de repousser leurs droits et d'en ouvrir de nouveau (ce qui est nouveau), ce sera utilisé par les patrons qui vont utiliser toujours plus les contrats précaires, en disant "prenez mon contrat, c'est bon pour vous".
  • Les démissions ne permettent toujours pas d'ouvrir des droits, ce qui est un bonne manière de laisser à la merci de leurs patrons les salariés victimes de harcèlement moral.
  • Comme il ne sera pas intéressant d'ouvrir de nouveaux droits avec un boulot mieux payé, de nombreux travailleurs vont se "contenter" d'un salaire au SMIC, à temps partiel, afin de ne pas avoir de grosse baisse de revenu lors de l'indemnisation (voir le schéma du 2). 
  • La nouvelle convention va légèrement favoriser les personnes qui ont plusieurs employeurs. Ce qui va pousser toujours plus de monde vers ce mode de travail très précaire, très difficile à vivre.
  • Rappel : en cas de reprise d'activité moins rémunérée, il y aura aussi de nombreux perdants, si l'on compare la convention 2011 et la convention 2014.


Cette logique du "c'est mieux que rien" pousse les organisations syndicales signataires de cette convention d'assurance chômage, et Pôle emploi, à légitimer le recours aux contrats les plus mal payés, les plus précaires, les plus partiels...





Ils légitiment des règles qui développent la précarité... Par la précarité elle-même !

Selon leur logique, 
pour combattre la pauvreté,
il faudrait développer les petits boulots, 
alors même que les petits boulots
rendent de plus en plus de travailleurs pauvres !

Ça revient à considérer 
qu'il n'y a pas encore assez de personnes
vivant avec 430 euros par mois (RSA)...

Il faut bien que les actionnaires puissent continuer à toucher leurs stock-options !

Salauds de pauvres !



N’hésitez pas à contacter les syndicats signataires de cette convention pour leur dire ce que vous pensez de ce qu’ils ont signé : La CFDT 01 42 03 80 00, la CFTC 01 73 30 49 00, Force ouvrière 01 40 52 48 55

Et, si vous voulez que les choses changent, organisez-vous. Car seule l'union fait la force. Les patrons, eux, l'ont bien compris. Eux, ils sont syndiqués !




Au lieu de "faire avec" la précarité, la CGT propose de "faire sans".
Une piste serait de taxer lourdement les CDD, l'intérim, les temps partiels, afin que TOUS LES TRAVAILLEURS AIENT ACCES A UN EMPLOI DECENT A SALAIRE DECENT, et que personne ne puisse être payé en dessous du SMIC MENSUEL (1445 euros par mois). Mais rien ne se fera sans la mobilisation des principaux concernés, les travailleurs eux-mêmes !




mardi 8 juillet 2014

Nouvelle convention d’assurance chômage et reprise d’activité moins rémunérée : Serez vous gagnant ou perdant ?

Article mis à jour le 18 juillet



La CGT a dénoncé dès le début des « négociations » sur l’assurance chômage, la connivence entre le MEDEF (syndicat des patrons) et les syndicats de travailleurs « réformistes » (CFDT, CFTC, FO) toujours prêt à faire plaisir aux grands patrons. 

Le résultat est là. Les intermittents, précaires, chômeurs, intérimaires, ne désarment pas. Même après que le gouvernement ait agréé la convention qui s’applique au 1er juillet (et au 1er octobre pour certaines règles), la lutte continue.

La CGT a aussi déposé plainte pour négociations déloyales, car le MEDEF a sciemment transmis les documents de négociations uniquement aux syndicats de salariés « amis »... 

Le gouvernement doit revoir sa copie. Il doit obliger les « obligés des patrons » à revoir leur copie, c’est-à-dire à renégocier une convention d’assurance chômage qui profite à tous les travailleurs, qu’ils soient intérimaires, précaires, intermittents, ou totalement privés d’emploi

La proposition de la CGT de taxer plus lourdement les emplois précaires, afin que les salariés soient mieux indemnisés, est une proposition de bon sens… Dommage que les syndicats « amis des patrons » rejettent cette proposition !

Il est inadmissible que les victimes de la crise paient les pots cassés.
Rappel : Un salarié privé d’emploi sur deux ne touche pas d’allocation chômage !
Et ceux qui touchent l’assurance chômage ne roulent pas sur l’or : La moitié d’entre eux touchent moins de 1050 euros par mois
Les pièges à bas salaire, et par conséquent à faible allocation, se referment progressivement sur les travailleurs… Allons nous les laisser faire, alors que le gouvernement ne cesse de filer du pognon aux patrons, sans contrepartie ?

En attendant que les travailleurs se mobilisent pour faire valoir leurs droits à une meilleure indemnisation, voici notre dossier spécial : Calculez vous-même, grâce à nos explications, combien vous allez perdre (ou gagner) avec la nouvelle convention d’assurance chômage.

Sur le principe de « un exemple vaut mieux qu’un long exposé théorique », nous vous présentons plusieurs exemples explicatifs pour comparer la convention 2011 et la convention 2014 

REPRISE D'ACTIVITÉ MOINS RÉMUNÉRÉE : Il y a bien un AVANT et un APRÈS la convention 2014

Nota : Cette règle sur la reprise d’activité moins rémunérée s'applique au 1er octobre 2014.

Première chose à connaître concernant ses droits à l'allocation à l'assurance chômage : Calculer son Salaire Journalier de Référence (SJR)


Que ce soit pour la convention 2011 ou la convention 2014, le calcul de l’assurance chômage se fait toujours sur la base du « salaire journalier de référence », lui-même obtenu en divisant « les salaires des douze derniers mois entiers de salaire » par 365. Sont retirés les jours non travaillés (maladie, inactivité…). Tous les calculs se font en BRUT. Pour obtenir le net, il faut retirer les cotisations sociales. Dans notre exemple, 3%.

1er exemple, M. LE GALL : 

M. Le GALL, travaille et a un salaire moyen de référence de 2100 euros brut. Il est licencié et ouvre des droits à l'assurance chômage

Dans notre exemple, M. Le GALL a travaillé deux ans avant d'ouvrir ses droits à l'assurance chômage.
Son SJR est de (2100*12)/365, c’est à dire 69,04 euros.

Avec la convention de 2011 son allocation journalière était de 39,62 euros (57,4%), soit 1188,60 euros sur trente jours.
Mais ça c’était avant.

A COMPTER DU 1er JUILLET, son allocation journalière sera de 39,35 euros (57%), soit 1180,50 euros sur trente jours. 

Hop-là, M. LE GALL a déjà perdu 8,10 euros par mois. Mais ce n’est qu’un début…

Cas N° 1 : M. LE GALL reprend une activité, et il touche 500 euros de salaire brut dans le mois

Selon la convention de 2011, le calcul de l’allocation qui lui était versée était le suivant : 
Il fallait que le salaire tiré de l’activité moins rémunérée ne dépasse pas 70% du revenu antérieur.
Pour M. LE GALL, ça fait 2100*0,7 = 1470 euros.
Il fallait aussi que M. LE GALL ne travaille pas plus de 110 heures pour pouvoir toucher un complément.
L'allocation complémentaire était versée maximum 15 mois, sauf pour les plus de 50 ans.

Ce qu’on retirait de l’allocation de M. LE GALL était calculé comme suit : 
D’abord, on divise les revenus d’activité par le SJR.
Ici, 500/69,04 = 7,24. On arrondi à l’entier inférieur. Ici, 7.
On enlève alors 7 jours d’allocation à M. LE GALL. Soit, avec l’ancienne allocation, 7*39,62 = 277,34 euros.

Avec la convention 2011, M. LE GALL aurait donc touché ce mois-là, de la part de Pôle emploi, 1188,60-277,34 = 911,26 euros (en complément des 500 euros de son activité salariée)

Pour les plus de 50 ans, il existait une « majoration » : On multipliait par 0,8 le nombre de jours enlevés. Soit ici 5 jours. 
Si M. LE GALL avait plus de cinquante ans, avec la convention 2011, il aurait donc touché de la part de Pôle emploi, 1188,60-(5*39,62) = 990,50 euros (en complément des 500 euros de son activité salariée).

Mais ça c’était avant. A COMPTER DU 1er OCTOBRE, le calcul est totalement différent.

Les seuils de 110 heures et 70% du revenu brut antérieur ont disparu.
Mais la « majoration pour les plus de cinquante ans » aussi…
On enlève « juste » 70% du salaire tiré de l’activité mensuelle de l’allocation.
Ici : 500*0,7=350 euros.
L'allocation restant de M. LE GALL est donc de 1180,50-350 = 830,50 euros
Mais le calcul n'est pas fini !
On divise cette somme par l'allocation journalière (39,35). Ce qui donne le chiffre 21,10. 
Ce chiffre est arrondi à l'entier supérieur. Ce qui nous donne 22. 
A la finale, M. LE GALL sera indemnisé de 22 jours d'allocation journalière.
Ce qui donne : 22*39.35=865,70 euros


Et hop, entre la convention 2011 et la convention 2014, Pôle emploi versera à M. LE GALL 45,56 euros brut en moins ce mois-là.
Ou 124,80 euros brut en moins s’il a plus de cinquante ans.
C'est ce que l'Unedic appelle un "montant légèrement inférieur à ce qu'elles étaient". Aïe !





Autre exemple, avec le même mode de calcul : 

Cas N° 2 : M. LE GALL reprend une activité, et touche 1400 euros de salaire brut dans le mois

Il travaille moins de 110 heures.

Pôle emploi lui aurait versé, selon la convention de 2011, 396,20 euros (en complément des 1400 euros de son activité salariée)
Ou 554,68 s’il a plus de cinquante ans.

Mais ça, c’était avant.

A COMPTER DU 1er OCTOBRE, il touchera 236,10 euros de Pôle emploi.


Et hop, entre la convention 2011 et la convention 2014, Pôle emploi versera à M. LE GALL 160,10 euros brut en moins ce mois-là.
Ou 318,58 euros brut en moins s’il a plus de cinquante ans.
Rappel : C'est toujours ce que l'Unedic appelle "un montant légèrement inférieur à ce qu'elles étaient". Aïe aïe aïe !



Cas N° 3 : M. LE GALL reprend une activité, et touche 1550 euros de salaire brut dans le mois

Selon la convention de 2011, M. LE GALL n’aurait touché aucun complément (dépassement du seuil de 70% du SJR*30)

A COMPTER DU 1er OCTOBRE, il touchera 118,05 euros brut de Pôle emploi (en complément des 1550 euros de son activité salariée)

Nota : Cet exemple nous montre qu'il y a des situations où M. LE GALL ne perd pas d’argent avec la nouvelle convention d'assurance chômage.

Conclusion: Par rapport à la convention d’assurance chômage de 2011, VOUS SEREZ GAGNANT si l'activité du mois est comprise entre (70% du SJR*30), et (votre allocation/0,7).  
ET VOUS SEREZ PERDANT si l'activité reprise génère un salaire inférieur à (70% du SJR*30).




Soit, dans notre exemple, si l'activité de M. LE GALL est comprise entre 1470 et 1686,42 euros, il sera gagnant. Et si il gagne moins de 1470, il est perdant, entre la convention 2011 et la convention 2014.

2ème exemple, Mme LE BIHAN : 

Mme LE BIHAN travaille et a un salaire moyen de référence de 1445 euros brut (35 heures par semaine au SMIC). 
Elle est licenciée et ouvre des droits à l'assurance chômage

Dans notre exemple, Mme LE BIHAN a travaillé un an avant d'ouvrir ses droits à l'assurance chômage. Son SJR est de (1445*12)/365, c’est à dire 47,51 euros.

Avec la convention de 2011 son allocation journalière était de 30,83 euros (40,4 % du SJR, ajouté à un fixe de 11,64 euros), soit 924,90 euros sur trente jours.

Cette indemnisation ne change pas avec la convention 2014.

Cas N° 1 : Mme LE BIHAN reprend une activité, et elle touche 500 euros de salaire brut dans le mois

Selon la convention de 2011, le calcul de l’allocation qui lui était versée était le suivant : 
Il fallait que le salaire tiré de l’activité moins rémunérée ne dépasse pas 70% du revenu antérieur.
Pour Mme LE BIHAN, ça fait 1445*0,7 = 1011,50 euros.
Il fallait aussi que Mme LE BIHAN ne travaille pas plus de 110 heures pour pouvoir toucher un complément.
L'allocation complémentaire était versée maximum 15 mois, sauf pour les plus de 50 ans.

Ce qu’on retirait de l’allocation de Mme LE BIHAN était calculé comme suit : 
D’abord, on divise les revenus d’activité par le SJR.
Ici, 500/47,51= 10,52. On arrondi à l’entier inférieur. Ici, 10.
On enlève alors 10 jours d’allocation à M. LE GALL. Soit, avec l’ancienne allocation, 10*30,83 = 308,30 euros.

Avec la convention 2011, Mme LE BIHAN aurait donc touché ce mois-là, de la part de Pôle emploi, 924,90-308,30 = 616,60 euros (en complément des 500 euros de son activité salariée)

Pour les plus de 50 ans, il existait une « majoration » : On multipliait par 0,8 le nombre de jours enlevés. Soit ici 8 jours. 
Si Mme LE BIHAN avait plus de cinquante ans, avec la convention 2011, elle aurait donc touché de la part de Pôle emploi, 924,90-(8*30,83) = 678,26 euros (toujours en complément des 500 euros de son activité salariée).

Mais ça c’était avant. A COMPTER DU 1er OCTOBRE, le calcul est le suivant :

Les seuils de 110 heures et 70% du revenu brut antérieur ont disparu, la « majoration pour les plus de cinquante ans » aussi.
On enlève « juste » 70% du salaire tiré de l’activité mensuelle de l’allocation.
Ici : 500*0,7=350 euros.
L'allocation brute restant de Mme LE BIHAN GALL est donc de 924,90-350 = 574,90 euros
On divise cette somme par l'allocation journalière (30,83). Ce qui donne le chiffre 18,64. 
Ce chiffre est arrondi à l'entier supérieur. Ce qui nous donne 19. 
A la finale, Mme LE BIHAN sera indemnisée de 19 jours d'allocation journalière.
Ce qui donne : 19*30,83=585,77 euros


Et hop, entre la convention 2011 et la convention 2014, Pôle emploi versera à Mme LE BIHAN 30,83 euros brut en moins ce mois-là.
Ou 92,49 euros brut en moins si elle a plus de cinquante ans.
C'est ce que l'Unedic appelle un "montant légèrement inférieur à ce qu'elles étaient". Aïe !





Autre exemple, avec le même mode de calcul : 

Cas N° 2 : Mme LE BIHAN reprend une activité, et touche 1200 euros de salaire brut dans le mois

Elle travaille 125 heures.

Selon la convention de 2011, elle n'aurait rien touché, car elle dépasse le seuil de 70% du salaire de référence (ancien salaire), et de plus elle travaille plus de 110 heures.

A COMPTER DU 1er OCTOBRE, elle touchera dans ce cas 92,42 euros de Pôle emploi.


Nota : Cet autre exemple nous montre qu'il y a des situations où Mme LE BIHAN ne perd pas d’argent avec la nouvelle convention d'assurance chômage.

Conclusion: Par rapport à la convention d’assurance chômage de 2011, VOUS SEREZ GAGNANT si l'activité du mois est comprise entre (70% du SJR*30), et (votre allocation/0,7).  
ET VOUS SEREZ PERDANT si l'activité reprise génère un salaire inférieur à (70% du SJR*30).


POUR RÉSUMER, DANS NEUF CAS SUR DIX, VOUS SEREZ PERDANT AVEC LA CONVENTION 2014, COMPARÉ À LA CONVENTION 2011 !





Et si vous gagnez de temps en temps, vos gains seront dérisoires comparé à ce que vous allez perdre...

N’hésitez pas à contacter les syndicats signataires de cette convention pour leur dire ce que vous pensez de ce qu’ils ont signé : La CFDT 01 42 03 80 00, la CFTC 01 73 30 49 00, Force ouvrière 01 40 52 48 55

Source pour rédiger cet article : Unedic.org

Visionnez aussi la petite vidéo de l'exposé très clair de Vivianne sur le sujet :


mercredi 21 mai 2014

Si tu veux un boulot demande à ton président !!!!

Nous reproduisons un communiqué de la cgt de pôle emploi et nous vous invitons à regarder cette vidéo :
http://rmc.bfmtv.com/info/607077/hollande-rmc-bfmtv-gaellechomeuse-a-bolbec-a-retrouve-un-emploi/

Monsieur le Président, nous tenons par cette communication à vous remercier d’avoir enfin montré la
voie pour que Pôle Emploi puisse enfin accomplir les missions qui lui sont dédiées.
Merci, d’avoir répondu dans l’instant à une sollicitation d’un demandeur d’emploi.
Merci, d’avoir pu organiser un entretien avec un agent de Pôle Emploi, de qualité dans le temps et
dans les résultats.
Merci, d’avoir démontrer l’importance de l’échange entre demandeur d’emploi et conseiller à l’emploi
dans la définition d’un projet professionnel.
Merci, d’avoir trouvé les fonds nécessaires pour répondre à une demande légitime de formation
qualifiante reconnue dans une branche professionnelle.
Merci, d’avoir démontré que, avec des moyens les agents de Pôle Emploi, sont en capacité de
répondre aux sollicitations des usagers.
Par votre action immédiate envers la demandeuse d’emploi qui a eu l’occasion de vous interpeller lors
de votre intervention sur BFM/TV 1, vous avez dévoilé les choix d’organisation et les orientations à
mettre en oeuvre pour que Pôle Emploi soit en mesure de répondre aux besoins de ses usagers.
Depuis longtemps, la CGT revendique la mise en oeuvre d’un accompagnement de qualité prenant en
compte les demandes des privés d’emploi notamment en matière de réalisation de projets
professionnels. Cet accompagnement passe bien sûr par la possibilité de consacrer du temps à l’écoute
et à l’échange mais également par la proximité, les moyens financiers et humains.
Dans un contexte où l’organisation du travail dans Pôle Emploi vise à éloigner toujours plus les usagers
des sites d’accueil en réduisant le nombre de sites ou en instaurant une politique de contacts
uniquement par mail, vous avez eu le réflexe naturel de réinstaurer une proximité nécessaire pour
l’obtention de résultats satisfaisants pour tous.
Une question reste en suspens : que faire maintenant pour les 5 246 799 privés d’emploi et travailleurs
précaires inscrits à Pôle emploi qui n’ont pas eu la chance de voir leur appel téléphonique sélectionné
par l’équipe de BFM/TV ?
Paris, le 16 mai 2014
1 – Voir le reportage de BFM/TV : http://rmc.bfmtv.com/info/607077/hollande-rmc-bfmtv-gaellechomeuse-
a-bolbec-a-retrouve-un-emploi/

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
MERCI !

jeudi 15 mai 2014

4e biennale de l'égalité femmes-hommes les 16 et 17 mai à Lorient

Nous reproduisons ici notre propre article sur le sujet du "SMIC-femme" mis en place par le gouvernement, le patronat et les syndicats sociaux-traitres.

Car ça ne suffira pas aux élus de faire de jolis forum sur le sujet, IL FAUT MAINTENANT LEGIFERER, ET INTERDIRE TOUT SALAIRE INFERIEUR AU SMIC MENSUEL, SOIT 1445 euros par mois !

Parce qu'on le vaut bien...






Pour le gouvernement, et les organisations patronales MEDEF, UPA, CGPME, CFE-CGC, CFDT, CFTC, le monde du travail n'est pas suffisamment dur pour les femmes. 



Pour ces princes charmants, elles ne méritent pas d'être payées au SMIC MENSUEL, ils ont donc inventé le SMIC-FEMME !

Alors qu'il n'y a pas assez de place en crèche
Alors que, pour beaucoup de femmes, l'accès à l' emploi est plus dur que pour les hommes
Alors que les femmes sont beaucoup plus souvent victimes de harcèlement au travail que les hommes
Alors qu'elles touchent en moyenne 14% de moins qu'un homme au même poste
Alors qu'elles sont victimes du phénomène du "plafond de verre", leur accès à des postes à responsabilité étant bridé, sous prétexte que "elles ne peuvent pas faire des heures supplémentaires liées à leur poste, et assumer leur rôle de mère en même temps"
Alors qu'elles sont nombreuses, lorsqu'elles reviennent de leur congé maternité, à être placardisées, voire harcelées, pour les pousser à la démission
Alors que beaucoup d'hommes pensent que le salaire de la femme dans le couple est "un salaire d'appoint", "un complément"
Alors que, parce qu'elles sont moins bien payées, et que leurs parcours professionnels sont plus décousus,  les femmes ont une pension de retraite inférieure à 42% de celle des hommes
Alors que le temps partiel, et le temps partiel subi, touche à 80% des femmes. En 2012, 30% des travailleuses sont ainsi à temps partiel (16% en 1975).

Les patrons - et les syndicats proches de leurs positions - se sont mis d'accord, en signant l'Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, transformé en loi le 14 juin 2013.
Dans cet accord, on trouve l'article 11- qui pourrait paraître généreux - qui contraint les employeurs à embaucher les travailleurs sur la base d'un 24 heures par semaine minimum.

Rappel : 
Le SMIC MENSUEL est à 1445,38 € brut par mois*

* au 1er janvier 2014.

Avec cette "généreuse" loi sur le temps partiel, il sera donc "normal", "légal", de payer des salariés à temps partiel (dont 80% sont des femmes, rappelons-le) sur la base d'un 24 heures par semaine, AU SMIC HORAIRE.

Le gouvernement, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, le MEDEF, l'UPA, et la CGPME, viennent donc, d'inventer, eux, 

le SMIC-femme "24 H chrono", 
qui s'établit à 991,12 € brut par mois*

*au 1er janvier 2014.



Nous continuons, nous, de penser que les femmes doivent impérativement avoir les mêmes droits que les hommes, et entre autres, au niveau salarial. 

Car chaque travailleuse doit pouvoir mener sa vie comme bon lui semble, choisir de rester en couple ou pas, avoir des enfants ou pas. 
Chaque femme doit avoir les mêmes perspectives d'évolution de carrière que les hommes. 

Nous continuons de penser que le temps partiel subi, qui touche un tiers des travailleurs à temps partiel, est un problème parce que les revenus dégagés sont trop faibles.

Le problème, pour nous, n'est donc pas un problème de durée du temps de travail, mais de salaire minimum MENSUEL !

Ce n'est pas en émiettant le travail, et en se partageant la misère que l'on aide les travailleurs.
Et ce n'est pas en cautionnant par la loi la mise en place de deux droits spécifiques, un sur le temps plein, et un autre sur le temps partiel "24 H Chrono", que l'on aidera réellement les travailleurs et les travailleuses.
Y'en a marre de ces lois "c'est mieux que rien", qui nous maintiennent dans la misère !
Le RSA, on n'en voulait pas, le SMIC-FEMME, non plus !

Nous avons tous le droit à une vraie place dans la société, tous le droit à une vie épanouissante et valorisante.



Nous continuons de penser qu'il est inadmissible que les travailleurs à temps partiel doivent passer des heures et des heures dans les structures dîtes "sociales", comme le Pôle emploi, la CAF, le CCAS, les structures sociales des communautés d'agglomération, des départements... Tout ça pour faire valoir leurs droits à des aides, des dégrèvements, des droits liés à la santé, au transport, au logement, à l'alimentation, ou autres. 
Tout ce temps perdu est de la vie volée.
L'accès à la protection sociale devrait être simplifiée et universelle.

Oui, il faut légiférer, mais pour donner de vrais droits aux travailleurs et aux travailleuses.

Homme ou femme, 
temps partiel ou temps plein,
personne ne devrait être payé
en dessous du SMIC MENSUEL
1445,38 € brut*

*Au 1er janvier 2014

Parce qu'on le vaut bien !

TRAVAILLEURS, TRAVAILLEUSES, 
MOBILISONS-NOUS CONTRE LE SMIC-FEMME !



Un emploi décent à salaire décent, pour tous !

Nota : Des négociations sont actuellement en cours entre patronat et syndicats pour signer des accords de branches d'application de cette loi "SMIC-FEMME". A cette fin, l'application de la loi "24 H chrono" "SMIC-FEMME", initialement prévue le 1er janvier 2014, a été repoussée au 30 juin 2014.

vendredi 25 avril 2014

La troupe du théâtre en grève !!

Trois représentations du Misanthrope étaient programmée au Théâtre de Lorient. Celle de vendredi est annulée du fait d'un mouvement de grève des intermittents du spectacle.

Les brillants comédiens qui interprètent le Misanthrope de Molière au Théâtre de Lorient se sont réunis ce jeudi après-midi. 

S'ils maintiennent la séance de ce jeudi soir, ils ont décidé d'annuler la troisième et dernière représentation programmée demain vendredi.

Rencontre avec le public

Déjà mercredi soir, pour la première, Cyril Bothorel (Oronte sur scène) avait pris la parole avant le spectacle, alors qu'une délégation d'intermittents demandait la réouverture des négociations à l'Unedic.
intervention auprès du public le mercredi 23/04
Cette fois, c'est la troupe elle-même qui fait grève. Cependant, elle sera présente au Théâtre aux mêmes horaires demain soir pour dialoguer avec le public.

Report ou remboursement

Si des spectateurs ont déjà pu échanger leurs places, le Théâtre indique qu'un report des billets est possible sur un des prochains spectacles (Le Capital, concert Mozart ou Cabaret new burlesque). 
Dans le cas contraire, il est possible de se faire rembourser, la demande devant parvenir au Théâtre avant le 23 mai prochain. Plus de renseignements au 02 97 83 01 01

extrait du ouest-france 

Retrait de la convention du 22 mars 2014 !!!
RDV au théâtre de Lorient 
à 20 h 
ce vendredi 25/04 
pour soutenir les grévistes !!!