mercredi 22 octobre 2014

Gad, l'abattage... Des salariés

Nous reproduisons ici un article du "blog de Philomène".



C'était ce vendredi, au centre socioculturel de la ville de Josselin. Imaginez des barrières métalliques, disposées en entonnoir. Au bout, un sas, des vigiles. Les salariés sont appelés un à un, par ordre alphabétique, à passer par ce sas. A l'intérieur, on leur remet une enveloppe. Une enveloppe qui contient un badge et un papier rose. Ou pas. 755 salariés sont passés par ce dispositif pendant la matinée, 225 d'entre eux n'ont pas reçu le papier rose. Virés, lourdés, licenciés, en fonction de critères dont personne ne saura rien. A la sortie, certains des licenciés pleurent. "C'est bien qu'ils aient fait ça un vendredi, dit l'un d'eux, ça laisse le week-end pour se suicider". Ambiance.

Cliquer ici pour lire la suite de l'article.

Lire aussi l'article du site Gauche révolutionnaire sur le sujet en cliquant ici.

mardi 14 octobre 2014

La chasse aux chômeurs, c'est maintenant. Mieux vaut s'informer avant d'être radié !

Avec la mise en place des "brigades de flicage intensif" dans les Pôle emploi, il vaut mieux s'informer pour éviter les dégâts...

Voici une vidéo qui vous donne de précieux conseils avant d'être harcelé, voire radié par Pôle emploi.



Consultez aussi notre article qui vous donnera des compléments d'information sur le sujet en cliquant ici.



samedi 11 octobre 2014

Le financement de la sécurité sociale, c'est vital - Tous dans la rue le 16 octobre

Nous nous joignons à l'appel 
de l'union locale des syndicats CGT de Lorient et de sa région : 



Santé, famille, ATMP, pensions, assurance chômage : 
La meilleure protection sociale est celle basée sur des
droits universels garantis par la solidarité nationale


La santé n'est pas une marchandise !


Manifestation à Lorient
jeudi 16 octobre
à 11h00

devant la sécurité sociale (av. Anatole France)

12h30 : Repas chaud revendicatif
devant la porte Colbert
(entre l'Arsenal et l'hôpital du Scorff)


Pour en savoir plus sur les enjeux du projet de loi de finance de la sécurité sociale, en débat le 16 octobre à l'assemblée nationale, lire les déclarations des administrateurs CGT aux conseils d'administration des différentes caisses de sécurité sociale, en cliquant ici.

vendredi 10 octobre 2014

Nouvelles modalités de contrôle de Pôle emploi : Ce qu'il faut savoir avant de se faire broyer

C'est le parisien, et les echos qui balancent l'information, même si on vous avait déjà annoncé longtemps à l'avance que cette "expérimentation" de Pôle emploi allait se généraliser.
Au départ, Pôle emploi avait "juste" mis ça en place dans sept régions.



Pôle emploi va annoncer qu'il généralise le flicage intensif des chômeurs, à distance, via des "plateformes régionales" de contrôle.

Objectif : Détecter les chômeurs qui ne cherchent pas assez de travail. Et... Les radier.

Bonne nouvelle pour notre gouvernement, le chômage va donc, mécaniquement, baisser !

En parallèle aux déclarations quotidiennes du gouvernement sur les chômeurs feignants, trop indemnisés, Pôle emploi passe concrètement à l'attaque.

Et ça va faire mal, très mal. Bonjour l'ambiance dans les Pôle emploi.

Enfermer les chômeurs dans leur précarité, livrer à eux-mêmes les plus éloignés de l'emploi, n'est-ce pas la spécialité de Pôle emploi : 60 % des allocataires RSA ne sont déjà plus inscrits au Pôle emploi, au prétexte qu'ils auraient des "problèmes périphériques" à régler avant de s'inscrire dans cette noble institution. En réalité, les agents ne souhaitent pas que leur "portefeuille" surchargé de chômeurs soit "pourri" par les personnes les plus dures à "caser"...




Quelle solution pour résister à cette intensification de la violence institutionnelle ?

Déjà, bien connaître tous les tuyaux de la CGT chômeurs qui vont vous aider lors de l'inscription.
Puis, s'organiser, ne jamais rester seul. La meilleure solution étant bien sûr de se syndiquer à la CGT chômeurs. Car ensemble, on est plus fort face à la machine à radier.

Lire aussi, impérativement, notre article "pole-emploi.fr, quand la recherche d'emploi devient un enfer numérique", car le flicage de demain sera bien un flicage à distance, un flicage numérique.



Et on pourrait ensemble, exiger que Pôle emploi arrête de passer son temps à fliquer les chômeurs, et passe plus de temps à aller chercher des CDI temps plein chez les employeurs.




Rappel : Sur le bassin de Lorient, Pôle emploi diffuse sur son site environ 100 offres d'emploi en CDI temps plein, alors que 23,000 personnes aimeraient bien en avoir un.

Sur le même sujet, lire aussi l'excellent "coup de gueule" du secrétaire de la CGT Pôle emploi Lorraine : "Contraindre les chômeurs pour mieux exploiter l'ensemble des salariés".

Et visionnez la vidéo qui donne plein de bons conseils. Merci Vivianne !




Quelques précisions sur ces héros qui prônent une baisse des revenus... Pour les autres, bien sûr !

Nous voulons saluer ici le courage de tous ces gros plein de soupe, qui osent (quel courage !) pointer du doigt tous les abus de notre société... Quand il s'agit des autres, bien sûr.

Arnault, Lagardère, Bouygues, Bolloré, Dassault, Niel et les autres grands financiers des médias n'ont, par exemple, rien à craindre de leurs propres journaux, eux-mêmes largement financés par l'argent public : Ce ne sont pas leurs journalistes aux ordres qui vont pointer du doigts les énormes cadeaux faits aux banques et aux rentiers ces dernières années, qui expliquent les 1077 milliards d'euros (sur 2000) de DETTE INDIGNE, sous forme de cadeaux fiscaux et de taux d'intérêts non justifiés payés par l'Etat français, donc nos impôts.
Ces cadeaux aux plus riches sont aussi assortis de l'austérité pour les petits, en utilisant l'argument de la dette et de l'inflation, "prétexte pour écraser les travailleurs", comme l'a avoué Alan Budd, conseiller économique de Margaret Thatcher ans les années 80...

Dans la même série, pour faire écho aux déclarations de M. VALLS, "Nous, en France, avons fait le choix d’un chômage très important et très bien indemnisé"un ex- directeur adjoint de Pôle emploi sort judicieusement, en plein battage médiatique sur ces salopards de chômeurs trop payés, un bouquin avec un autre gus pour critiquer eux aussi allocations chômage de tous ces feignants qui seraient trop élevées.



Nota 1 : En tant que directeur adjoint, ce mec-là (Hervé Chapron) gagnait au moins 10,000 euros par mois. Ca va, ça, c'est pas trop payé ?

Nota 2 : Quand on fait des cadeaux de départ en pré-retraite à ses petits copains les gros cadres de Pôle emploi, jusqu'à 170,000 euros, et qu'on les met au chômage avant retraite à 5,000 euros par mois (sans leur mettre la pression, promis), c'est pas trop ?

C'EST PAS TROP DE SE FOUTRE DE NOTRE GUEULE, BANDE DE SALOPARDS ?

ILS SONT OÙ CEUX QUI ABUSENT DU SYSTÈME ?

CEUX QUI SONT AU CHÔMAGE A 1000 EUROS, OU VOUS, LES GROS PLEIN DE SOUPE QUI SE SUCRENT SUR NOTRE DOS ?

Rappel : Plus de la moitié des inscrits au Pôle emploi ne sont pas indemnisés par Pôle emploi. Mais ça, ça ne doit pas être assez...


Nota 3 : Si vous en avez marre de ruminer dans votre coin, rejoignez nous ! L'union fait la force, et seule la mobilisation et l'organisation des chômeurs, précaires, et travailleurs organisés pourra inverser la vapeur...

mercredi 8 octobre 2014

Le gouvernement tape toujours plus dur sur les chômeurs : Jusqu'à quand ?

Nous reproduisons ici le communiqué de ce jour de la confédération générale du travail :

source : Cliquer ici

Allocations chômage

A quoi joue Valls avec les (maigres) droits des privés d’emploi ?

mercredi 8 octobre 2014


Après le contrôle des chômeurs, prôné par le ministre du travail François Rebsamen, le premier ministre, Manuel Valls, relayé par son ministre des relations avec le parlement, Jean Marie Le Guen, s’en est pris aux allocations chômage, trop généreuses en montant et en durée selon eux.
Il reprend la rhétorique du Medef lors de la négociation du printemps, Gattaz ayant même eu du mal à signer l’accord du 22 mars, estimant que les économies faites sur le dos des chômeurs étaient insuffisantes.
Pourtant ces économies (830 millions d’euros en 2015 selon l’UNEDIC) se traduisent depuis juillet par une baisse des droits pour la majorité des allocataires de trois jours par mois en moyenne. La formule des droits rechargeables retenue par les signataires du 22 mars n’apportera pas grand-chose avant 2018 et pousse les salariés privés d’emploi à accepter n’importe quel petit boulot, renforçant la précarité.
Pourtant François Hollande affirmait en janvier 2013 « qu’on ne baisse pas les droits des chômeurs en période de crise ».
Pourtant, encore 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés du tout, cette proportion étant en augmentation. Les chômeurs non indemnisés ne trouvent pas plus facilement du travail : au contraire les chômeurs de longue durée sont encore plus éloignés de l’emploi et sont de plus en plus nombreux.
Pour dénoncer la convention assurance chômage issue de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 22 mars, la déloyauté des négociations et les baisses de droits, la CGT a assigné les signataires au Tribunal de Grande Instance (TGI) et saisi le conseil d’état contre l’agrément par le gouvernement. Nous attendons le délibéré du TGI le 18 novembre et une date d’audience au Conseil d’Etat d’ici quelques mois.
Manuel Valls, en accord avec la ligne dure du patronat, anticipe-t-il des décisions de justice qui risquent de nous donner raison ? Prévoit-il de donner un blanc-seing par avance en cas de renégociation à un nouveau massacre des droits, une nouvelle augmentation de la précarité des travailleurs pauvres, catégorie en pleine augmentation ?
Les salariés privés d’emploi dont l’allocation moyenne est de moins de 1000 euros par mois et d’une durée moyenne de 10 mois, ne sont pas des privilégiés ! Le chômage et la précarité pèsent sur eux et par ricochet sur tous les salariés, y compris dans la fonction publique à travers les contrats de droit privé.

Une autre politique est possible : une mise à contribution des employeurs qui usent et abusent des contrats précaires, une augmentation des salaires pour lutter contre la concurrence entre salariés, une véritable sécurité sociale professionnelle, assurant notamment un revenu de remplacement à tous. Une autre politique de l’emploi est nécessaire y compris pour réduire le déficit de l’UNEDIC et de l’ensemble des caisses sociales, déficit inclus dans la dette de l’état.

Le 16 octobre sur « La reconquête de la sécurité sociale » pour défendre la protection sociale, le 6 décembre avec les privés d’emploi « Pour l’emploi, contre le chômage et la précarité », nous serons mobilisés.
Montreuil, le 8 octobre 2014

mardi 30 septembre 2014

1er octobre : Une assurance chômage divisée par deux, c'est possible avec les droits rechargeables !

COMMUNIQUE

Le 1er octobre, la nouvelle convention d'assurance chômage s'applique intégralement.

Pour certains travailleurs, la note va être salée. Si les signataires (CFDT, FO, CFTC) mettent en avant un allongement de l'assurance chômage pour certains, ceci va aussi engendrer de lourdes pertes financières pour certains allocataires. 

Exemple : Un salarié travaille à mi temps. Il ouvre droit à l'assurance chômage. 
Puis il retravaille à temps plein. Si il perd alors cet emploi, il devra D'ABORD ÉPUISER SES DROITS "chômage temps partiel" AVANT DE BÉNÉFICIER DE SES DROITS " chômage temps plein" (principe d'épuisement des droits). 

Nous, CGT chômeurs rebelles du Morbihan,condamnons fermement cette mesure injuste, exigeons l'annulation de la convention 2014, et l'ouverture d'une nouvelle négociation sur le sujet.










jeudi 18 septembre 2014

La CGT spectacle appelle à grève le 1er octobre

Nous reproduisons ici un communiqué de la FNSAC CGT
Source : Cliquer ici

POUR DES DROITS NOUVEAUX, 
CONTRE LE CHÔMAGE 
ORGANISÉ PAR LE PATRONAT :
TOUS ENSEMBLE LE 1er OCTOBRE !

La convention d’assurance-chômage entre en vigueur en deux temps : depuis le 1er juillet et à compter du 1er octobre. Celle-ci abaisse les droits de tous les demandeurs d’emploi : travailleurs précaires, intérimaires, intermittents du spectacle, salariés licenciés pénalisés sur leurs indemnités de départ ou obtenues aux prud’hommes.
La lutte a contraint le gouvernement à initier une concertation pour une « refonte » des annexes 8 et 10 (salariés intermittents du spectacle) dont les travaux doivent reprendre le 18 septembre puis le 2 octobre prochains.
Nous continuerons à y faire valoir nos propositions alternatives tout en continuant à combattre la convention issue de l’accord déloyal du 22 mars 2014 qui fait l’objet de recours juridiques au TGI de Paris le 30 septembre et devant le Conseil d’Etat, au-delà par la lutte unitaire pour une autre convention qui créé de véritables nouveaux droits nouveaux.
A cet effet, nous appelons à la grève le 1er octobre avec des initiatives d’actions à Paris et en régions.
A Paris, la manifestation partira à 14H du Ministère du Travail - 127 Rue de Grenelle, 75007 Paris – M° Varenne pour se rendre au Ministère de la Culture et de la Communication.
Pour les rendez-vous en régions, rapprochez-vous de votre syndicat ou consultez notre site internet www.fnsac-cgt.com.
Par ailleurs, nous nous inscrivons pleinement dans l’action pour l’amélioration de la protection sociale avec la journée d’actions du 16 octobre prochain.
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE POUR DES DROITS NOUVEAUX, POUR UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE PROFESSIONNELLE !
Télécharger ce document 

Lire la suite 

mercredi 3 septembre 2014

Le gouvernement décide de moins contrôler les fraudes des employeurs

Nous reproduisons un communiqué de presse du syndicat national CGT Travail-emploi-formation professionnelle du 29 août.
Source : CGT Roissy

Rappel : Le plus gros de la fraude sociale consiste dans le travail dissimulé (travail non déclaré par les employeurs) : 14 Milliards d'euros par an.

Syndicat national CGT Travail-Emploi-Formation professionnelle 

Communiqué de presse

Plan social à l’inspection du travail : 

200 inspecteurs et contrôleurs du travail en moins

 d’ici la fin de l’année

Le nombre d’agents de contrôle de l’inspection du travail va baisser de 9% d’ici la fin de l’année, selon les chiffres collectés par le SNTEFP-CGT. 200 postes vont être supprimés au niveau national.
Rappelons qu’aujourd’hui, il existe seulement 2 300 agents de contrôle en France, soit un pour 8 000 salariés et 800 entreprises.
La baisse est de 18% dans le Pas-de-Calais, 20% en Meurthe-et-Moselle, 13% dans le Finistère, 12,50% dans les Yvelines.
Il en va de même des effectifs de secrétariat, essentiels à l’activité des services et à l’accueil du public.
Cette saignée est la conséquence de la politique d’austérité du gouvernement et qui touche les services publics.
C’est aussi le résultat de la réforme de l’inspection du travail, dont la mise en œuvre a commencé dans certaines régions et se poursuivra jusqu’à la fin de l’année, malgré l’opposition des agents et des syndicats majoritaires du ministère du travail.
Cette réforme, qui supprime des postes de contrôle pour les remplacer par des managers, cherche à brider une institution qui constitue une contrainte insupportable pour le patronat, qui conserve un lien direct avec les travailleurs et leurs syndicats et qui bénéficie d’une indépendance d’action garantie par une convention internationale.
Elle fait partie intégrante des attaques que mène le gouvernement contre les droits des travailleurs, afin de libérer le patronat de toute entrave.
Le SNTEFP-CGT exige l’arrêt immédiat de la réforme et des suppressions de postes. Il appelle à amplifier la mobilisation contre le gouvernement.
Plus que jamais, la CGT se bat pour une inspection du travail indépendante, généraliste, au service des travailleurs, dotée de moyens suffisants et de véritables pouvoirs pour lutter contre la délinquance patronale.

mardi 2 septembre 2014

Rebsamen, ou la violence d'Etat contre les chômeurs

On peut dire que M. Rebsamen, le nouveau ministre du travail, n'a pas sa langue dans sa poche.
Sitôt nommé à son poste, il tape dur, très dur sur les "chômeurs qui ne recherchent pas vraiment de travail".
En mettant en avant le chiffre de 350.000 emplois qui ne trouvent pas preneur.



Ce mythe des "emplois qui ne trouvent pas preneurs" est une grosse ficelle qui cache les 7 millions de salariés dans notre pays privés d'emploi ou en sous-emploi.

Nous encourageons M. le ministre à visiter notre beau département, sinistré par le chômage, et les vagues de licenciements. Nous encourageons M. le ministre à consulter les chiffres officiels du chômage (toutes catégories confondues) dans le Morbihan : 50.000 en mai 2012, 59.000 en mai 2014.

Nous encourageons M. le ministre à se renseigner sur le nombre de CDI temps plein proposés aujourd'hui par le Pôle emploi dans le département : 300 offres d'emploi, alors que 59.000 personnes aimeraient bien en avoir un.
Enfin nous encourageons M. le ministre à plus de retenue, comme le faisait son prédécesseur Michel Sapin, le 3 juillet 2012, lors de la "convention des managers Pôle emploi",  au cours duquel il a déclaré :
  

" Etre demandeur d’emploi n’est pas un état, pas une fonction, pas une position, pas un choix.
Pour l’écrasante majorité c’est une situation subie, souvent angoissante, parfois même destructrice, un moment de la vie difficile, auquel il faut faire face et dont le chômeur voudrait sortir le plus rapidement possible. J’ai toujours été profondément choqué par les discours d’amalgame et de démagogie présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs : vous êtes bien placés pour savoir -au-delà de quelques cas de dérive- la souffrance que vivent nombre de ceux que vous accueillez tous les jours dans vos agences.
Cette épreuve du chômage, humainement douloureuse, reflète pourtant nous le savons une grande variété de situations. Pour certains elle sera brève, pour d’autres en sortir est un problème lourd. Certains attendent de vous un contact permanent, d’autres sont largement autonomes. Personnaliser l’offre et l’aide qui peut être apportée, c’est le bon sens, et c’est ce qu’attendent les demandeurs d’emploi : il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin ! "


Enfin, nous appelons tous les salariés privés d'emploi horrifiés par le discours de M. Rebsamen à signer la pétition demandant à ce que les agents Pôle emploi arrêtent de fliquer les chômeurs, et utilisent leur temps à récupérer des offres en CDI temps plein.

Cliquer ici pour accéder à notre article sur le sujet.



Rejoignez-nous ! 
Ça ne sert à rien de ronchonner dans son coin !
Pour défendre sa dignité,
le droit à un emploi décent à salaire décent, 
il est indispensable de s'organiser, 
car sans lutte on continuera à subir
les contrats pourris, 
les heures sup' pas payées,
les radiations !

Le ministre du travail choqué par les discours présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs


Mais ça, c'était avant !

Nous reproduisons - une fois n'est pas coutume -le discours intégral du ministre du travail du 3 juillet 2012 (le ministre en question s'appelait alors Michel Sapin) pendant la "convention des managers" de Pôle emploi, au Palais des Congrès de la Porte Maillot. 

Ne ratez pas la partie - encadrée - que nous avons sélectionnée pour vous.

"Je tiens tout d’abord à remercier Jean Bassères, votre Directeur Général, de son invitation. Je sais que cette convention nationale de l’encadrement est un moment exceptionnel pour vous, et je suis honoré d’y être associé.
Cette convention marque une étape, une étape importante dans la vie encore jeune de Pôle Emploi : le lancement d’une nouvelle offre de service, pour que l’opérateur que vous êtes réponde mieux aux attentes de nos concitoyens.
Elle s’inscrit dans un contexte : celui d’un marché du travail particulièrement dégradé, qui frappe durement près de 3 millions de personnes, et même 4,6 millions si je compte les différentes catégories de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Et les perspectives pour 2012 et 2013 sont pessimistes, vous le savez. Elle intervient aussi dans un moment particulier : celui d’un changement dans la politique du pays, voulu par une majorité de français le 6 mai et le 17 juin dernier et que porte le nouveau Ministre de l’Emploi que je suis.
La création de Pôle emploi, par la réunion des forces et des compétences de l’ANPE et des ASSEDIC, est une idée utile, nécessaire même. J’ai personnellement toujours adhéré à cette idée. Offrir aux demandeurs d’emploi un même Service Public comme interlocuteur pour leur accompagnement vers l’emploi et leur indemnisation est rationnel. Il faut que ce soit efficace.
Ces dernières années les principales étapes de la construction de Pôle Emploi ont été franchies pour qu’un service plus unifié, plus global, plus cohérent puisse être apporté tant aux demandeurs d’emploi qu’aux entreprises.
Je le sais, la fusion n’a pas été chose facile. Le contexte de hausse continue du chômage a pesé lourdement bien sûr, mais cette fusion a été mal anticipée et trop rapide, et certains choix opérés ou imposés n’ont pas été heureux. Le rythme des changements a été parfois jugé trop rapide, son sens même questionné, et beaucoup d’entre vous et de vos agents ont pu exprimer un sentiment de déstabilisation.
Mais grâce à votre professionnalisme, à l’engagement de chacun de vous, cadres et dirigeants, et à l’engagement de tous les agents la continuité du Service Public a été assurée, avec le sens élevé de l’intérêt général qui vous caractérise et pour cela je veux ici vous rendre hommage et vous remercier !
La définition de nouvelles priorités stratégiques dans le cadre de la convention tripartite 2012-2014 en janvier et par l’adoption de « Pôle Emploi 2015 » il y a quelques jours, marque la fin de cette première étape.
Je veux saluer d’abord la méthode d’élaboration collective de votre Plan Stratégique 2015. Grâce à elle, ce document répond aux attentes exprimées par les agents de Pôle emploi, que cela soit la meilleure prise en compte de la question de l’organisation du travail, la simplification du fonctionnement, l’attention portée à l’accueil, la nécessité de donner des perspectives individuelles et collectives. C’est la condition pour que la nouvelle phase que vous abordez associe en interne de meilleures conditions de travail et un plus grand respect de chacun, autour de l’ambition d’un meilleur service pour les demandeurs d’emploi et les entreprises. C’est grâce à ce contrat social renouvelé que les objectifs ambitieux portés par Pôle Emploi seront réalisés.
Je tiens à féliciter tous les acteurs de ce changement :
·Les partenaires sociaux, qui ont été force de propositions, ont fait preuve d’initiative. Ce travail est la parfaite illustration de ce à quoi peut aboutir un dialogue social constructif, serein et respectueux tant des interlocuteurs que des enjeux.
·Jean Bassères, qui porte avec talent et énergie cette ambition pour Pôle Emploi et que je veux assurer ici, ainsi que François Nogué votre Président, de toute ma confiance –elle ne date pas d’aujourd’hui- , et de tout mon soutien pour la mise en oeuvre de ce plan stratégique.
·Et bien sûr vous tous, ici réunis, qui allez maintenant faire vivre cette ambition
La convention tripartite et sa déclinaison dans « Pôle Emploi 2015 » comportent trois priorités : personnalisation, proximité avec les territoires et performance. Autant de principes auxquels je souscris totalement.


Etre demandeur d’emploi n’est pas un état, pas une fonction, pas une position, pas un choix.
Pour l’écrasante majorité c’est une situation subie, souvent angoissante, parfois même destructrice, un moment de la vie difficile, auquel il faut faire face et dont le chômeur voudrait sortir le plus rapidement possible. J’ai toujours été profondément choqué par les discours d’amalgame et de démagogie présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs : vous êtes bien placés pour savoir -au-delà de quelques cas de dérive- la souffrance que vivent nombre de ceux que vous accueillez tous les jours dans vos agences.
Cette épreuve du chômage, humainement douloureuse, reflète pourtant nous le savons une grande variété de situations. Pour certains elle sera brève, pour d’autres en sortir est un problème lourd. Certains attendent de vous un contact permanent, d’autres sont largement autonomes. Personnaliser l’offre et l’aide qui peut être apportée, c’est le bon sens, et c’est ce qu’attendent les demandeurs d’emploi : il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin !


La nouvelle offre que vous allez déployer permettra aux conseillers de moduler les mesures de suivi et d’accompagnement en fonction des besoins. Cette différenciation des modalités et du contenu de la prise en charge est une évolution majeure même si évidemment, je le sais, le suivi mensuel personnalisé avait déjà donné lieu à des adaptations.
Cette approche suppose, c’est une condition clé, une vraie capacité d’analyse, de diagnostic, de compréhension des attentes et des capacités de chaque demandeur. Elle demande une réévaluation permanente des situations, qui changent au fil du temps, pour toujours « coller » aux besoins de chacun. Cela demande des méthodes, des outils, des procédures, mais plus encore cela demande compétence et expérience. La vôtre, celle de vos agents. C’est elle qui garantira la pertinence et la performance de votre nouvelle offre de service. Et j’ai pleinement confiance en elle.
La nouvelle offre de services demande aussi, pour se déployer avec efficacité des moyens, et je sais que vous attendez un engagement du Gouvernement dans ce sens.
Vous savez le contexte difficile, celui du marché du travail mais aussi celui des finances publiques. Dégager des marges de manoeuvre n’est pas simple, mais cet effort est nécessaire pour Pôle Emploi, pas seulement pour quelques mois mais durablement.
Cet effort, nous allons le faire ensemble.
Pour améliorer l’offre de service et en particulier l’accompagnement renforcé :
·2.000 équivalents temps plein seront redéployés d’ici 2014, vers l’accompagnement renforcé, comme le prévoit la convention tripartite
·2.000 recrutements supplémentaires, en CDI, compléteront le dispositif en 2012, toujours pour l’accompagnement renforcé. Priorité sera donnée dans une partie de ces recrutements à ceux qui sont en CDD au sein de Pôle Emploi.
[STAND-UP ET APPLAUDISSEMENTS DANS LA SALLE ...]
Ainsi, ce sont près de 4.000 agents, sur le terrain, au contact direct avec les demandeurs d’emploi qui ont le plus besoin de votre appui, qui assureront le succès de la nouvelle offre de services. Bien sûr certains d’entre vous espéraient davantage, mais croyez moi cet effort, à ce moment, est déjà très significatif : il représente un accroissement de près de 30% des ressources consacrées à cet accompagnement sur le terrain.
En face des demandeurs d’emploi, il faut qu’il y ait des offres d’emploi. Ces offres dépendent des entreprises, et leur collecte dépend de votre capacité à bien comprendre leurs besoins. Pour cela, Pôle Emploi a besoin de proximité.
L’action de Pôle Emploi doit être mieux ancrée territorialement. Elle doit tenir compte de la spécificité des territoires et des bassins d’emploi, Pôle Emploi doit savoir adapter ses dispositifs, partager son expertise avec l’ensemble des acteurs et partenaires présents sur ces territoires.
Cette action plus proche des territoires ne sera possible que si plus de marges de manoeuvre vous sont données, ainsi qu’à vos conseillers. Vous êtes, avec vos conseillers, à même de bien connaître les spécificités de votre bassin d’emploi, et de construire avec les autres acteurs les meilleures solutions.
Pour cela, il vous faut travailler en collaboration plus étroite avec les Régions en particulier sur la question de la formation. La proportion de demandeurs d’emploi bénéficiant d’une formation est de l’ordre de 1 sur 10, ce qui me paraît faible.
Or cette question de la formation est un sujet majeur dans une économie en perpétuel renouvellement, et je souhaite que tout le monde s’y implique : vous, cadres de Pôle Emploi, les Régions, l’AFPA qui traverse une période extraordinairement difficile dont nous connaissons les causes -et les responsabilités- mais qui doit être sauvée car elle est un outil essentiel de qualification des demandeurs d’emploi.
Pour mener une politique de formation efficace, les compétences et les responsabilités de chacun des acteurs devront être clarifiées pour que le système soit rationnel et plus efficace, en particulier s’agissant des actions de formation collectives, Pôle Emploi conservant naturellement en toute hypothèse son rôle de prescripteur. Le Gouvernement souhaite avancer dans la voie de la décentralisation, c’est un engagement, et c’est une nécessité en 2012 : j’en suis personnellement profondément convaincu par l’expérience.
Ce qui est pertinent dans le domaine de la formation ne l’est pas pour tous les domaines de la politique de l’emploi, et je veux rassurer s’il en était besoin ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de Pôle Emploi comme opérateur national de la Politique de l’Emploi : il n’est pas dans mes intentions, ni dans celles du Gouvernement de remettre en cause ce caractère national en « régionalisant » Pôle Emploi. Tout simplement parce que ce n’est pas ainsi que l’on renforcerait l’efficacité de la Politique de l’Emploi.
Cela bien sûr n’empêchera pas de rechercher, avec les Régions, les moyens de renforcer les coopérations, car évidement Emploi et Formation sont très liés. De même, je souhaite que la Gouvernance de Pôle Emploi accorde une place plus importante aux acteurs majeurs que sont les Régions.
Pôle Emploi ressortira plus fort de la nouvelle étape de décentralisation à venir. Pour conclure, je voudrais partager avec vous ma vision quant à l’évolution des politiques de l’emploi dans les mois à venir, et à la méthode que le Gouvernement entend appliquer pour cette évolution.
D’abord, je l’ai dis, il y a l’urgence.
Les contrats aidés sont un des leviers importants pour vous pour les publics les plus fragiles. Le précédent Gouvernement avait mis en place une programmation qui, comme vous le savez, conduisait sciemment à une baisse de moitié des moyens d’action au second semestre –on se demande bien pourquoi- vous exposant vous, de surcroît, à un très désagréable « stop and go » qui est certainement la pire méthode dans ce domaine.
Comme vous le savez, j’ai obtenu une enveloppe supplémentaire de 80 000 contrats aidés pour le second semestre, afin d’éviter la chute brutale de ces offres. Nous avons aussi allongée la durée des contrats CAE, pour mettre fin à une dérive vers des contrats très courts et donc de moindre qualité pour l’insertion des bénéficiaires
Pour 2013, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, le nombre des contrats aidés sera maintenu. C’est indispensable dans le contexte de détérioration de l’emploi.
D’autres solutions sont à inventer, pour préparer l’avenir.
Nous avons un problème particulier avec les 100 000 à 150 000 jeunes qui quittent le système scolaire chaque année sans qualification, et qui souvent se retrouvent à vos guichets ou dans les Missions Locales sans que vous ayez beaucoup de solutions durables à leur proposer : les emplois d’avenir devront offrir des solutions pour ces jeunes, avec une vraie durée –plusieurs années- pour s’insérer réellement dans un emploi et trouver par ce moyen la qualification qui leur manque pour une vie professionnelle. La montée en puissance de ces emplois d’avenir se fera au cours de l’année 2013 avec comme objectif 100 000 emplois.
Les Contrats de Génération vous intéresseront aussi, comme tout ce qui donnera davantage d’opportunité d’embauche à des jeunes et limitera l’éviction des seniors qui souvent aboutissent alors dans vos Agences.
Ces Contrats de Génération, et plus largement toutes les démarches nouvelles et ambitieuses qu’il nous faut ouvrir pour améliorer le fonctionnement de notre marché de l’emploi, seront à l’ordre du jour de la Grande Conférence sociale qui se tiendra dans quelques jours, les 9 et 10 juillet.
Cette Grande Conférence sociale, elle est l’illustration de la méthode que nous voulons suivre : le dialogue social.
Cette méthode, nous souhaitons l’appliquer, non pas uniquement au cours de la Grande Conférence, mais durant toute la mandature. Cela n’est pas une vaine promesse, le dialogue social sera LA méthode privilégiée du gouvernement.
Au cours de cette Grande Conférence, pendant 2 jours, nous aborderons avec les partenaires sociaux, avec les acteurs des territoires, en profondeur, tous les sujets : l’emploi et particulièrement l’emploi des jeunes ; la formation et le développement des compétences ; les salaires, le pouvoir d’achat, le SMIC et les bas salaires ; l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ; la qualité de vie au travail ; le redressement productif national ; l’avenir de nos retraites et de notre protection sociale ; le rôle de nos services publics et de ses agents. Sur tous ces sujets nous devons réussir à nous doter d’une « feuille de route » partagée pour les mois et années à venir.
C’est extrêmement ambitieux, mais je vous le dis c’est extrêmement nécessaire ! Et vous êtes ici les mieux placés sans doute, parmi tous nos compatriotes, pour savoir à quel point c’est nécessaire !
Pôle Emploi sera pleinement associé à ce grand moment bien sûr, Jean Bassères sera à mes côtés durant ces deux jours et apportera toute votre expérience et votre expertise à ces débats.
 Vous l’avez compris –je l’espère- vous avez un Ministre qui apprécie ce que vous faites, qui mesure la difficulté de votre tâche mais aussi sa grandeur, son utilité, son urgence.
Vous êtes en première ligne, vous méritez respect et soutien, le mien vous est acquis, pas seulement dans les mots mais dans les actes.
Je vous remercie."

[ NOUVEAUX APPLAUDISSEMENTS DANS LA SALLE...]

vendredi 29 août 2014

Valls 2, ou l'art d'accommoder les restes de la gauche de gouvernement

Nous reproduisons ici un article de la FILPAC-CGT

Pour consulter l'article d'origine, cliquer ici.

jeudi 28 août 2014
PDF - 1.6 Mo

Suspense de pacotille… Bien sûr, l’addiction de Hollande à l’austérité l’a emporté.

Valls a dissout Montebourg avant que Hollande ne soit contraint, bientôt, de dissoudre l’Assemblée nationale faute de majorité.
Mais cette feinte de balayeur ne fait pas oublier cette vérité première, l’austérité est l’alpha et l’oméga de Hollande dès les premières minutes de sa présidence.
Élu sur la vague de rejet de Sarkozy, Hollande a sacrifié notre victoire électorale sur l’autel d’une Union européenne au service de la BCE, des rentiers, des financiers et du FMI. Ayrault et Valls 1 y ont souscrit.

Ce gouvernement est le flagrant délit de la trahison de Hollande !

Une fois les éléments de décor de gauche nettoyés, les ombres et fantômes de l’ancienne social-démocratie balayés, reste un quarteron de ministres hystérisés et caporalisés par l’objectif d’imposer le recul de la protection sociale, du salaire et de l’emploi au compte des intérêts patronaux.
Si le Front national se développe en toute arrogance, si l’exaspération sociale monte de plusieurs crans, c’est en raison de cette trahison.

Valls 2 ou l’art d’accommoder les restes de la gauche de gouvernement.

Fort de son équipe roue de secours, Valls se rendra au Medef à Jouy dès le 27 août, groupé en « université d’été » dès demain.
Gattaz y recevra le serment d’allégeance de son Premier ministre, acquis à la cause de la défense des profits privés.
Le président du Medef, pilier maître du gouvernement, exprimera alors ses exigences en prenant soin de ne pas parler trop fort pour donner le change.

La Filpac CGT appelle toutes les forces antilibérales à faire échec à l’austérité de Valls Hollande

Le combat de Valls est opposé à celui des travailleurs, actifs, chômeurs et retraités. Les tâches du mouvement syndical CGT correspondent à la défense des intérêts de tout le monde du Travail.
C’est pourquoi l’urgence est la construction d’un mouvement d’ensemble, le plus large, le plus unitaire pour donner la priorité au travail, au salaire, à la Sécurité sociale.
Rien n’est plus important que d’ouvrir les entreprises aux jeunes, d’assurer la pérennité des caisses de protection sociale, de subordonner le service de la dette aux banques par les dépenses publiques socialement indispensables.

dimanche 24 août 2014

Fermeture de l’abattoir Gad-Josselin : les bonnets tombent…

Nous reproduisons ici un article du site Gauche révolutionnaire.
Pour accéder à l'article d'origine, cliquer ici.

24/08/2014
indexL’abattage continue. Presque un an après la fermeture quasi totale de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère et un millier d’emplois supprimés, c’est au tour de celui de Josselin dans le Morbihan d’être en passe de fermer, avec 950 suppressions d’emploi à la clef. Malgré un vote contre par les représentants du personnel en Comité central d’entreprise, le groupe GAD a entamé la procédure de mise en liquidation judiciaire de l’abattoir.
L’annonce, tombée en plein été, de la fermeture d’un nouvel abattoir GAD était malheureusement prévisible depuis des mois. Et les gesticulations récentes du gouvernement et du ministre Le Foll n’étaient là que pour amuser la galerie. Ce qu’attend un éventuel repreneur (le groupe Intermarché ?), c’est de bénéficier de multiples aides que va lui permettre d’obtenir la dramatisation à outrance qui accompagnera la mise en liquidation judiciaire de l’abattoir.
En 2013, les fermetures d’entreprise et la mise en place d’une taxe (n’ayant d’éco que le nom) très lourde pour les artisans avaient servi de catalyseur à l’expression d’une révolte sociale profonde contre l’aggravation des conditions de vie en Bretagne. Ce mouvement de révolte avait électrisé bien au delà de la Bretagne. Malheureusement, au lieu de dénoncer les licencieurs qu’ils soient bretons ou pas, une partie des syndicalistes avait même fait alliance avec ce grand patronat breton qui entend pouvoir « exploiter ou licencier au pays ». Et plus scandaleusement encore, il s’était trouvé des dirigeants CFDT de GAD Josselin pour chasser, y compris physiquement, les travailleurs de Lampaul-Guimiliau venu chercher une solidarité dans leur lutte. Voilà comment aujourd’hui les employés de Josselin vont avoir plus de difficultés à trouver du soutien même si cela ne doit pas servir de prétexte à l’inaction.
Le patronat Breton, même sous l’étiquette « coopérative », et le gouvernement partagent la même ligne : ce qui compte, ce sont les marges bénéficiaires pas les emplois. Il faut une nouvelle révolte, avec ou sans bonnet rouge, mais qui s’en prenne vraiment aux premiers responsables : le grand patronat, qu’il soit breton ou non, et les grands groupes de l’agroalimentaire, le gouvernement Valls-Le Foll, et les faux syndicalistes qui accompagnent les plans de licenciement.
Non à la fermeture de GAD – Josselin, zéro licenciement en cas de reprise !
Que les grands groupes paient !
S’ils refusent, mise en propriété publique de l’abattoir sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs et de la population !
Alex