mercredi 23 mai 2012

Nous écrivons aux conseillers généraux du Morbihan : Est-il normal que les allocataires du RSA doivent justifier de leur pauvreté ?

" Le revenu de solidarité active a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence, d'inciter à l'exercice d'une activité professionnelle et de lutter contre la pauvreté de certains travailleurs, qu'ils soient salariés ou non salariés " - Loi du 1er décembre 2008 généralisant le RSA.



Le gouvernement Fillon, dont faisait partie à l'époque Martin Hirsh, a ainsi fait disparaître l'allocation RMI et l'Allocation Parent Isolé.

Les fervents défenseurs du RSA nous disent encore aujourd'hui que le RSA reste une bonne idée, mais que la "crise" a empêché le dispositif d'atteindre son objectif.


Nous observons, nous, que le RSA non seulement n'a pas atteint ses objectifs, mais au contraire enferme les salariés privés d'emploi dans la misère et la précarité.
Nous observons que le RSA est un dispositif parfaitement intégré dans le système qui produit de l'exclusion. Nous observons que le RSA nivelle les revenus et le travail par le bas, et donc que c'est une arme contre les travailleurs.


Dans le détail, comment le RSA est-il vécu aujourd'hui par les salariés privés d'emploi ?

Premièrement, il faut remettre les pendules à l'heure.
Les salariés privés d'emploi n'ont pas demandé à être privés d'emploi.
Chaque travailleur dans ce pays aspire à avoir UNE PLACE DANS LA SOCIETE.
Il aspire à participer à créer des richessses, il aspire à gagner suffisament d'argent pour lui et sa famille.
Il aspire à avoir, lui aussi une vie sociale, des échanges dans le cadre de son travail.


Le problème principal est que l'organisation même de notre modèle productif est basée sur les inégalités, la concurrence exacerbée, la financiarisation de la création de richesses.


Les personnes handicapées ne peuvent que très rarement accéder à un emploi adapté à leur handicap. Ils sont elles aussi bien souvent mises de côté.
Avec 8 millions de personnes vivant avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté en France, le bilan de cette politique est calamiteux.
Tant que l'on ne changera pas cette organisation, les travailleurs continueront à travailler, et même vivre uniquement pour assurer l'enrichissement d'une minorité de la population :
Ce qu'on appelait avant "les rentiers", et ce qu'on appelle aujourd'hui "les actionnaires".
A l'autre bout de l'échelle sociale, il est aujourd'hui impossible de VIVRE en touchant le RSA. On survit.


Le volet "retour à l'emploi" du RSA est, lui, en plus d'être inefficace, une pression énorme sur les salariés privés d'emploi.

Nous en avons plus qu'assez de subir cette pression inutile.
La "politique du chiffre" fait que les services sociaux font tout pour que les salariés privés d'emploi acceptent n'importe quel boulot. Selon le principe que "il faut justifier de son allocation par le travail".
La pression est si forte que de nombreux d'entre nous finissent par plier l'échine, et prendre un emploi précaire et mal payé, pour échapper à cette "police de l'emploi".

Or nous n'avons pas besoin d'ateliers CV.
Nous n'avons pas besoin de "prestations de retour à l'emploi".
Nous n'avons pas besoin de rendez-vous obligatoires pour justifier encore et encore de nos recherches d'emploi.


Nous ne sommes pas le cancer de la société.
Nous ne sommes pas de fraudeurs.
Nous ne sommes pas des profiteurs.


Nous sommes la force productive de ce pays.
Nous sommes des hommes et des femmes dignes,et travailleurs
Nous sommes la France de demain


Nous ne voulons pas des condtions de travail dégradées.
Pas des temps partiels payé une misère
Pas une succession de CDD et d'interim sans fin.


Nous voulons juste un emploi décent, à salaire décent.

Le "cas" Yamina :


Une copine du comité, Yamina, a eu un mois de suspension de RSA sous le pretexte qu'elle n'aurait pas voulu "signer un document d'engagements réciproques" et qu'elle aurait "refusé un emploi".
Nous l'avons soutenu dès le départ, car son cas est un "cas d'école" :
Aucun emploi décent à salaire décent ne lui a été proposé.
Il était juste question, comme pour tant d'entre nous, de nous imposer de prendre un temps partiel subi en CDD, "n'importe quel boulot", pour avoir droit au tampon administratif "bon pauvre".


Cliquer ici pour lire notre premier article sur le sujet.


Nous avons, début mai, envoyé un courrier à chacun des 42 conseillers généraux du Morbihan.
Nous leur avons demandé de prendre position, pour Yamina, mais aussi pour chacune des personnes au RSA en prise avec un système parfois très hostile : Le monde des services sociaux, le monde des personnes qui "suivent", "accompagnent", et "aident au retour à l'emploi".
Nous remercions ici les premiers conseillers généraux qui ont signé cette pétition, dont M. LENORMAND.


Voici la reproduction de cette lettre.





Destinataires :

Arrondissement de Lorient

canton d'Auray Philippe LE RAY
canton de Belle-Île Yves BRIEN
canton de Belz Gérard LE TREQUESSER
canton de Groix Denise LE MARECHAL
canton de Hennebont Gérard PERRON
canton de Lanester Thérèse THIERY
canton de Lorient-Centre Norbert METAIRIE
canton de Lorient-Nord Émile JETAIN
canton de Lorient-Sud Yves LENORMAND
canton de Ploemeur Loïc LE MEUR
canton de Plouay Jean-Rémy KERVARREC
canton de Pluvigner Bernadette DESJARDINS
canton de Pont-Scorff Pierrik NEVANNEN
canton de Port-Louis Jacques LE LUDEC
canton de Quiberon Gérard PIERRE

Arrondissement de Pontivy
canton de Baud Noël LE LOIR
canton de Cléguérec Serge MOËLO
canton de Gourin Christian DERRIEN
canton de Guémené-sur-Scorff Jean-Jacques TROMILIN
canton de Josselin Joseph SAMSON
canton du Faouët Pierre POULIQUEN
canton de Locminé Gérard LORGEOUX
canton de Pontivy Henri LE DORZE
canton de Rohan Pierre LE TESTE
canton de Saint-Jean-Brévelay Guénaël ROBIN

Arrondissement de Vannes
canton d'Allaire Yvette ANNEE
canton d'Elven Joël LABBE
canton de Grand-Champ Yves BLEUNVEN
canton de Guer Jean-Marie CHADOUTEAU
canton de La Gacilly Yannick CHESNAIS
canton de La Roche-Bernard Alain GUIHARD
canton de La Trinité-Porhoët Michel PICHARD
canton de Malestroit Jo LEGAL
canton de Mauron Guy de KERSABIEC
canton de Muzillac Joseph BROHAN
canton de Ploërmel Patrick LE DIFFON
canton de Questembert Michel BURBAN
canton de Rochefort-en-Terre François HERVIEUX
canton de Sarzeau David LAPPARTIENT
canton de Vannes-Centre François GOULARD
canton de Vannes-Est Hervé PELLOIS
canton de Vannes-Ouest André GALL

Nous engageons toute personne, qu'elle soit allocataire RSA, qu'elle travaille dans les services sociaux, ou qu'elle soit responsable politique, à défendre l'idée que l'homme doit revenir au centre de la société.
L'idée que chacun d'entre nous a droit à une VRAIE PLACE dans cette société.
L'idée que chacun d'entre nous a droit à un emploi décent, à salaire décent.
Organisons-nous, car nous en avons besoin pour défendre ces idées.


Merci de faire signer la pétition de soutien à Yamina, et de nous la retourner.









































Ou cliquer ici pour télécharger la pétition au format pdf

Et cliquer ici pour accéder à l'artice du figaro où le président du secours catholique déclare "ce qui est humiliant, c'est de devoir toujours justifier de sa pauvreté".

samedi 12 mai 2012

Pour certains maires, les enfants de chômeurs ne méritent pas de manger à la cantine

Nous reproduisons ici un article du site Actuchômage.
Nous nous joignons à l'appel à signer la pétition.
Les maires les plus réactionnaires partent du principe que si un parent est au chômage, il n'a que ça à faire de préparer à manger tous les midis pour son/ses enfant/s.
D'une part, c'est faux. Chercher du boulot prend beaucoup de temps.
D'autre part, ça prive l'enfant d'un repas décent dans la journée.
Sans parler de la stigmatisation : A quand un écriteau "enfant de chômeur" que l'enfant devra porter toute la journée?



Nous appelons tous les parents concernés
à se mobiliser en collectif, dans leur ville.
Car rien ne remplacera jamais
la mobilisation collective sur le lieu de l'injustice.



Article Actuchômage :

Nouvelle offensive à Saint-Cyr-l'École (78) où la mairie instaure des restrictions envers les enfants dont l'«un des parents ne travaille pas»… Révolté par ces pratiques discriminatoires et anti-républicaines, soutenu par la FCPE, un papa au chômage riposte.
Il ne fait pas bon être sans emploi dans les Yvelines. Après les récents scandales qui ont eu lieu à Epône et à Noisy-le-Roi, voici que la mairie UMP de Saint-Cyr-l'École perpétue la tradition. On note que ces discriminations anti-républicaines ne se produisent pas en Seine-St-Denis, dans le Pas-de-Calais ou dans la Creuse mais dans les coins huppés : le département des Yvelines est l'un des plus riches de France et son taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale. Même constat en Haute-Savoie avec l'affaire de Thonon-les-Bains... Là aussi, l'UMP est aux manettes, quitte à faire dans l'illégalité.
Sébastien est un saint-cyrien privé d'emploi qui vient d'apprendre l'exclusion de sa fille de la restauration scolaire deux jours par semaine. En effet, sa mairie a mis en place un «guide de l'enfance» qui prévoit de nouvelles priorités et conditions d'accès aux services périscolaires : cantines, accueils, centres de loisirs. Les enfants dont l’«un des parents ne travaille pas» ont moins de droits que les autres : deux jours de restauration autorisés par semaine au lieu de quatre, centre de loisirs une fois par mois au lieu de tous les mercredis, etc. Seconde restriction amplifiant cette discrimination : ces enfants stigmatisés ne seront admis que «suivant les places disponibles». Sont en particulier visés les chômeurs, bien sûr, mais aussi les malades de longue durée.
«Ces mesures anti-chômeurs me révoltent. J'ai décidé de les éradiquer de la ville. Et si possible au-delà», nous écrit ce père de famille qui compte parmi les nombreuses victime de la crise. «Puisque nous partageons les valeurs de l'école républicaine, au nombre desquelles l'égalité, puisque nous luttons pour que les chômeurs n'aient pas moins de droits que les autres, je vous propose de partager ce combat».
Il vient d'ouvrir un site internet avec une pétition en ligne => http://www.enfants-tous-egaux.fr/
L'objet de ce blog est de partager les informations et les outils permettant de faire face aux discriminations, édictées par certaines communes, des enfants devant l'école et les services éducatifs. Afin qu'un combat soit mené au bénéfice de tous les enfants, pour qu'ils bénéficient des mêmes droits à l'école quelle que soit la situation de leurs parents (sociale, économique, état de santé…), pour qu'ils y trouvent les moyens de s'épanouir, pour que l'école de la République soit aussi un apprentissage de l'égalité et non du rejet et de la discrimination, parents d'élèves et associations — la FCPE en premier lieu — se sont très vite associés à sa démarche.
Malgré leur illégalité, ces pratiques perdurent : selon L'Humanité, à la rentrée 2011, au moins 70 communes effectuaient une sélection à l'entrée des cantines selon divers critères. Sur ce constat, le 12 septembre dernier, la Fédération des conseils de parents d'élèves a redoublé de mobilisation, appelant les parlementaires à légiférer pour consacrer le droit à la restauration scolaire et éviter de fastidieuses requêtes en référé devant les tribunaux administratifs (ceux-ci statuant inévitablement sur l'atteinte au principe d'égalité avec condamnation systématique).
Il va sans dire que nous, Actuchomage, qui dénonçons ces agissements depuis 2005, soutenons Sébastien dans son combat et avons signé cette pétition. Nous vous invitons à faire de même.
SH

lundi 30 avril 2012

Rien à foutre

Nous diffusons ici une vidéo de 5 minutes de Juliette Guibaud.
Le départ est un peu long, mais la chute vaut le détour ! 

Bravo à l'équipe de la coordination des intermittents et précaires d'Île-de-France pour leur boulot !



Une brève et salubre vidéo sur la précaritude de l’emploi. Il n’est pas certain qu’elle amuse les employeurs. Présentation :
« La précarité isole, comment rendre joyeuse une situation pesante ? Quoi de plus jouissif que de filmer sa chef à son insu ? De se permettre de lui dire non ? De refuser une surcharge de travail ? Le droit du travail est-il - pour quelques temps encore on l’espère - un rempart pour les salarié-e-s ?
En janvier 2010, Jeff, gérant d’une résidence étudiante privée toulousaine, aimait beaucoup son travail. Il avait 15 ans d’ancienneté, un salaire et des avantages en conséquence. Il était pourtant en dépression. Laure, la nouvelle chef du secteur, y voyait une perte de rentabilité de la résidence et cherchait à le faire démissionner pour le remplacer par une petite étudiante payée deux fois moins [1]. Jeff enchaînait les arrêts maladie et tentait de résister entre deux dépressions.
De mon côté je sortais des études [2] et ne trouvais que des contrats précaires comme beaucoup de mes camarades [3]. Même embryonnaire, le collectif [4] protège des abus ; avec un colocataire en formation d’inspection du travail, on s’amusait à relever les clauses illégales de mes contrats. Ça me permettait d’avoir des arguments face aux employeurs qui profitaient de l’état du marché de l’emploi pour bafouer le droit du travail.
C’est de la combinaison de ces deux histoires qu’est sorti ce court-métrage. »



Source : CIP-IDF

jeudi 26 avril 2012

Le chômage n'est pas le problème en France

Non, le chômage n'est pas le problème en France.
Le problème est beaucoup plus global. 
Il est grand temps que les journalistes arrêtent de livrer des chiffres qui ne veulent plus rien dire.
Il est grand temps que les journalistes lèvent le nez de leurs dépêches pour élargir le débat. 


Le problème principal en France est la misère.


La misère qui nous emprisonne, la misère dont on ne sort pas.


Un cadre au chômage pendant trois mois ne subit pas du tout la même pression qu'un précaire qui travaille toute l'année, mais avec un salaire de misère.
Une personne dont le conjoint a un bon salaire n'a pas la même pression qu'une personne dont tout le foyer est au chômage.


En France,10 % de la population cumule des problèmes de logement, de santé, d'accès à la formation. Comment vivre dans de telles conditions ?


Pour sortir du problème global de la misère, du chômage cyclique, de la précarité, du temps partiel subi, nous devons impérativement nous poser cette question : 


Est-il raisonnable de continuer à faire confiance aux banquiers et aux actionnaires qui nous ont envoyé dans le mur ?
Faut-il continuer à engraisser ces parasites qui n'en ont jamais assez ?
Faut-il continuer à écouter les discours des hommes politiques des partis majoritaires, qui sont à leurs bottes ?
Ces partis politiques ont signé les accords européens qui détruisent les droits sociaux fondamentaux : Logement, santé, éducation, justice, pension de retraite...


N'est-il pas temps d'imposer à ces larbins une autre façon de voir la vie, avec l'homme au centre de nos préoccupations, et non pas l'enrichissement personnel d'une minorité ?


Même si le chômage baissait ce mois-ci, ça ne résoudrait pas le déséquilibre fondamental de notre société : 
Tant qu'on ne garantira pas à chaque travailleur un emploi décent à salaire décent, on le mettra lui et sa famille en difficulté. 
Partager les richesses, c'est possible. Il suffit de le vouloir vraiment.
On a assez payé pour les riches. Ca suffit. 
 
On nous traite d'utopistes, mais l'utopie c'est au contraire de croire qu'on pourra changer la société sans se battre.



samedi 21 avril 2012

Et si demain tout changeait ?

Et si demain tout le monde avait un travail épanouissant, de bonnes relations avec tout son entourage, du temps pour la famille, pour la culture, pour les vacances ?
Et si aucun enfant ne sortait du système scolaire sans maîtriser les fondamentaux ?
Et si tous les inactifs touchaient un revenu de substitution décent ?
Et si on se ré-appropriait nos vies ?
Pensez-vous que les élections vont changer quelquechose dans votre vie ?
Vous n'avez pas envie de rentrer dans l'action, en s'organisant POUR LUTTER ?

dimanche 15 avril 2012

Sondage auprès des "amis facebook" des chômeurs rebelles : Vous êtes aussi des rebelles !

Nous avons réalisé une étude ce week-end auprès des "amis facebook" des chômeurs rebelles.
Merci aux 105 amis qui ont participé au sondage. 





Les questions étaient les suivantes : 
1- Pensez-vous que nous pouvons sortir de la crise uniquement par notre vote, sans passer par une grève générale ? 
2- Êtes-vous prêt/e à rejoindre un syndicat pour défendre votre droit à une vie décente ?
Résultat : 


Question 1 : 19 OUI, 79 NON, 7 ne se prononcent pas 
Question 2 : 72 OUI, 31 NON, 2 ne se prononcent pas

ON PEUT DIRE QUE VOUS ÊTES 
TRÈS MAJORITAIREMENT CONSCIENTS QUE
 RIEN NE SE FERA SANS LE BLOCAGE COMPLET
 DES OUTILS DE PRODUCTION, 

ET QUE VOUS COMPTEZ SUR LES SYNDICATS POUR
 PARTICIPER À L'ORGANISATION DE LA LUTTE.

Y'a plus qu'à !

samedi 14 avril 2012

La légion d'honneur décernée à une militante CGT de Lorient

Ce fut un grand moment, vendredi soir dans une grande salle de la maison des associations "Salvador Allende" de Lorient.
Léonne Mahoïc, militante CGT, s'est vue décerner la légion d'honneur par Odette Terrade, ancienne sénatrice communiste du Val de Marne.
C'est Alexis Bouroz, procureur de la république de Lorient, qui est à l'origine de la demande d'honorer le parcours d'une femme exceptionnelle.



Exceptionnelle par son engagement et sa détermination à se battre pour un monde plus juste.
A se battre auprès des plus fragilisés des travailleurs, ceux qui se font licencier abusivement.
Ceci, que ce soit dans le cadre de son mandat de présidente du conseil des prud'hommes de Lorient, que lors de sa permanence de défense juridique.


Au prix d'heures et d'heures passées avec Guy et Maurice, à décortiquer la situation de droit et de non-droit du licenciement. A écouter, à conseiller, à réconforter.
A gagner aussi, car chaque victoire juridique contre un abus est une grande victoire pour l'ensemble du monde du travail.






Au centre de cette cérémonie,  Léonne,  la militante du port de pêche. 
Léonne s'est battue pendant des années  pour que soit reconnu le statut de "docker" aux femmes trieuses de poisson (combat pour un statut, des revenus, une identité, la dignité). 
Elle allaient au travail, la nuit, sans savoir si elles allaient être embauchées. Elles pouvaient repartir à la maison sans rien. Léonne, avec ses camarades, obtiennent la "carte G", un statut professionnel. 
Il était question aussi de Léonne la fille, la mère, la femme. La travailleuse, la combattante, au service de tous, une femme accomplie. 






Merci à toi, Léonne. Grâce à toi la CGT est reconnue comme une famille qui, avec ses combats et ses victoires, forge des êtres d'exception comme toi.


Honneur à la CGT ! Honneur à Léonne Mahoïc !

mercredi 28 mars 2012

Lorient : Les animateurs en lutte pour un service public de qualité




Les animateurs 
de la ville de Lorient 
sont en lutte, 
et appellent à un rassemblement
le 30 mars à 14h00 devant la mairie de Lorient

l'intersyndicale des territoriaux de la ville de Lorient (sud, unsa, cgt) sera présente le vendredi 30 mars 2012 à 14 h00 avec les animateurs non-titulaires afin de manifester le ras le bol de la précarité à la ville.
A cette occasion nous irons remettre en mairie le cahier des revendications.
Nous avons besoin de tous pour porter ce combat contre la précarité et pour faire respecter ce métier "oh combien précieux pour nos enfants".
Alors animateurs titulaires, enseignants, parents d'élèves et syndicalistes de l'interpro unissons nous devant la mairie afin de dire stop et exigeons de la collectivité des emplois décents.


Communiqué CGT – SUD/SLEM – UNSA - 
Information aux enseignants et aux parents
Animateur périscolaire à Lorient :UNE MISSION PRÉCAIRE - Deux tiers des animatrices et animateurs SONT VACATAIRES 



A Lorient : 31 animateurs sont titulaires.
 92 sont vacataires.
La moitié d'entre eux ont 3 ans d'ancienneté. 
12 ont entre 8 et 25 de services ! 

Lundi, 7h30, à peine les portes ouvertes et la lumière allumée, Pierre, 3 ans, arrive.
Quitter maman est difficile mais les bras d’Armelle lui permettent de surmonter son chagrin.
Elle accueille les petits, chaque matin, depuis plus de 6 ans maintenant.
Ceux qui déjeunent la retrouvent également le midi à la cantine et parfois en journée quand elle remplace des adjoints techniques ou des ATSEM.
Elle est vacataire, donc payée l’heure (pas à la fin du mois mais à la fin du mois suivant).
Depuis la dernière rentrée on ne fait presque plus appel à elle pour les remplacements, pourtant les enseignants, comme les agents titulaires sont tous contents de son travail. Armelle voit sa situation financière se dégrader sans comprendre…

Chloé, elle, travaille matin, midi et soir depuis plusieurs années. En septembre 2011 on lui annonce que dorénavant en accueil périscolaire elle devra partir dès lors que le nombre d’enfants ne nécessite plus sa présence (moins de 10 en maternelle et 14 en élémentaire). Chloé ne pourra donc jamais savoir à l’avance le nombre d’heures qu’elle effectuera ainsi que le montant de son salaire.*

*2 exemples fictifs mais qui correspondent à des situations réellement vécues.

Face à de telles situations il est compréhensible que le sentiment de frustration et de découragement gagne bon nombre de ces personnels.
A Lorient, les animatrices et animateurs vacataires souffrent d’un manque de reconnaissance de l’importance de leur rôle dans le cadre de ce qui est une véritable mission de service public.
La situation de précarité dans laquelle on les maintient engendre un grand mal-être.
Pourtant, personne ne peut remettre en cause aujourd’hui le caractère indispensable de l’organisation d’un accueil des enfants hors temps scolaire.
Très utile le temps périscolaire n’est pas une simple garderie.
Il constitue la continuité ludique des apprentissages scolaires.
Pour assurer sa réussite, il est indispensable de se fixer comme objectif la pérennité des équipes avec les effectifs nécessaires.
Tout d’abord pour les enfants
Pour le suivi des projets
Pour les personnels également

Depuis 2 ans, nous essayons d’obtenir des titularisations supplémentaires dans le secteur de l’animation.
Il aura fallu une grève en 2010 pour aboutir à trois titularisations.

C’est grandement insuffisant ! c’est pourquoi les animatrices et animateurs vacataires se mobilisent de nouveau pour :

  • La création de 20 postes de titulaires dans les accueils périscolaires.
  • La contractualisation de tous les agents qui le souhaitent.
  • Un plan de formation proposé à chacune et chacun pour faciliter, à terme,
  • leur intégration dans la fonction publique territoriale.
  • Ne jamais laisser une animatrice ou un animateur seul avec des enfants,
  • quelque soit leur nombre.

Nous tenions à vous informer car nous sommes persuadés que vous comprendrez et soutiendrez notre démarche auprès de la Municipalité 

Pour nous, 
le bien être de vos enfants
 c’est important !

L’intersyndicale appelle l’ensemble des animateurs vacataires à se rassembler le vendredi 30 mars 2012 à 14h place de l’hôtel de Ville.
Les parents qui pourraient participer à cette initiative seront les bienvenus.
A cette occasion, nous remettrons, en mairie, un cahier de revendications.


mardi 27 mars 2012

Campagne électorale et propositions pour l'emploi : Si on veut, on peut !

Ne laissons pas les autres décider à notre place.
Nous, travailleurs privés d'emploi, travailleurs précaires, devons profiter de la campagne électorale pour mettre en avant NOS propositions pour développer les emplois décents à salaire décent dans notre pays.


EN PLEINE CRISE, 
COMMENT CRÉER DES EMPLOIS DÉCENTS
 À SALAIRE DÉCENT ?



Nous devons prendre un point de vue différent de celui des patrons si on veut s'en sortir : 
La crise dure depuis 40 ans. Ce n'est donc pas avec les recettes néo-libérales, qui produisent la crise, que l'on s'en sortira (destruction des services publics, fiscalité favorable à l'accumulation du capital, dérégulation de la finance, haine de l'autre...).
Depuis 40 ans, la précarité et le sous-emploi explosent. De plus en plus de travailleurs galèrent de petits revenus en petits revenus. Les conditions de travail se dégradent.
Or, si les besoins, si ils ont évolué, n'ont pas fondamentalement changé...


La population française est constituée d'actifs (à l'emploi, privés d'emploi ou en sous-emploi) et d'inactifs ( enfants, jeunes à l'école, retraités...).
Nous aspirons tous au progrès social, et à une vie meilleure, car nous le valons bien.
Nos besoins fondamentaux doivent être satisfaits : Accès aux soins, à un logement décent, à une alimentation de qualité, à être formés.
Mais nous devons aussi avoir accès au transport, aux loisirs, à la culture, aux congés payés... Car la collectivité humaine en a besoin pour se développer.




Ces besoins et ces attentes légitimes, pour être satisfaits, nécessitent que, tous les jours, les biens de consommation, les services qui correspondent à nos attentes, soient produits par les travailleurs.


CE SONT BIEN LES TRAVAILLEURS 
QUI CRÉENT LES RICHESSES 
DANS CE PAYS, PAS LES ACTIONNAIRES


Contrairement à ce que que les banquiers et les actionnaires essaient de nous mettre dans la tête : Ce n'est pas l'argent qui crée les richesses, mais les travailleurs qui vont au boulot tous les jours.
Dans les entreprises, dans les services privés ou publics, nous devons nous poser la question : Est-ce que nous devons travailler pour le monde de la finance, ou est-ce que la finance mondiale doit être au service du développement humain ?
Cette question est centrale aujourd'hui, car c'est bien la finance mondiale, dérégulée, accaparée par une poignée de prédateurs, qui dirige le monde.


LES TRAVAILLEURS DU MONDE ENTIER ONT PERDU LEUR SOUVERAINETÉ


Source du graphique : PCF


On entend dans les médias corrompus que "les marchés ont décidé ceci", ou "les marchés ont décidés cela".
Mais, "les marchés", ça n'existe pas.
C'est bel et bien une poignée d'actionnaires, de banquiers, qui se sont appropriés la finance, qui devrait servir à développer la vie humaine.
Seul compte pour ces prédateurs l'accumulation sans limite de capital.
Non seulement ce quête est vaine (nous vivons dans un monde qui a ses limites), mais elle mène à la destruction de nos vie et de notre environnement.


OUI, UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE


Oui, la finance peut et doit être au service de l'économie, et non pas l'inverse.
Oui, le co-développement de l'humanité est la meilleure voie pour tous, aussi bien pour les hommes que pour l'environnement.
Oui, chaque travailleur, qu'il soit sous contrat, privé d'emploi ou précaire, a droit à une VRAIE place dans la société, car il le vaut bien.
Oui, nous devons, nous les travailleurs qui créons les richesses dans ce pays, porter nos idées dans cette campagne électorale.
Car ces idées de justice, de progrès social, de co-développement, ne seront pas portées par les grands partis, qui sont aux ordres des banques et des actionnaires. 
Et, bien entendu, il faudra aussi les porter après les élections.
Si l'on veut que ça change, ça commence par le débat, avec nos amis et nos collègues de travail, dans nos usines, dans nos entreprises, dans les services publics, dans les Pôle emploi, dans les CAF.


Si on veut que ça change vraiment, rien ne se fera sans nous !


Sur le même sujet, lire aussi la fiche revendicative "emploi" de la CGT en cliquant ici



jeudi 15 mars 2012

Pôle emploi condamné pour défaut d' information sur les droits à l'indemnisation

Article mis à jour le 18 mars

Une nouvelle qui risque de faire du bruit au Pôle emploi.
Depuis des mois, Pôle emploi dépense des fortunes en communications, études, sondages, pour faire croire aux allocataires et aux personnes non indemnisées que "tout va bien Madame la marquise".






En parallèle, la direction de Pôle emploi reste sourd aux requêtes des associations de chômeurs, dont la CGT, qui a toujours revendiqué le droit à un service public de l'emploi de qualité


Mais la réalité rattrape les beaux discours : Le Pôle emploi va devoir mieux faire son boulot, car il vient d'être condamné lourdement


Il y a donc fort à parier que, pour éviter, les ennuis, Pôle emploi devra faire des efforts pour informer les allocataires sur leurs droits...


Une allocataire a eu gain de cause au tribunal, contre Pôle emploi : Pôle emploi aurait "oublié" de l'informer sur son droit à l'AER. Et devra payer... 15.000 euros.
Nous sommes bien entendu très heureux de voir que des juges ont créé une jurisprudence en donnant raison à la salariée privée d'emploi spoliée. 
Et nous encourageons toutes les personnes dans le même cas à aller devant les tribunaux !
Les copains du comité CGT de Nîmes ont eux aussi eu gain de cause récemment dans une autre affaire, qui a duré plus de deux ans : Un camarade, défendu par le comité, à qui Pôle emploi réclamait 2000 € de trop-perçu, a pû récupérer son dû, soit...16.000 € !
Juridiquement, on attend aussi la jurisprudence sur les offres d'emploi illégales...
Et, pourquoi, pas, une jurisprudence identique dans d'autres domaines, comme le RSA, où seules 500.000 personnes touchent le RSA activité contre 1,5 million éligibles...

mardi 13 mars 2012

Forum pour l'emploi : Recherche CDI temps plein désespérément

Cette fois encore, Pôle emploi et des employeurs du secteur de Lorient ont fait leur «plan com' » de l'année.
Le forum pour l'emploi a eu lieu dans la galerie commerciale du Géant, à Lanester.
Dans ce haut lieu de la consommation de masse, les entreprises ont pu remplir leurs listes de chômeurs prêts à travailler dans n'importe quelles conditions, sur n'importe quels contrats.
Ils ont "alimenté leur vivier" comme ils disent.
Mais malheureusement, les salariés privés d'emploi n'ont, eux, pas pu remplir leurs caddies.
Car les emplois proposés ne sont, une fois de plus, pas adaptés aux besoins des travailleurs.

Nous sommes allés à ce forum, pour poser la question aux salariés privés d'emploi présents :
Alors qu'un quart de la population active du bassin est privée d'emploi ou en sous-emploi, quel avenir pour les travailleurs lorientais ?


L’avenir des travailleurs de Lorient dépend de décisions politiques, et financières qui ont des conséquences sur le marché du travail de Lorient.
A l’OMC (organisation mondiale du commerce), au FMI (fonds monétaire international), au parlement européen, ou au Medef (syndicat patronal), des décisions sont prises dans le seul but de favoriser les gros patrons et les actionnaires.
La voix des travailleurs pèse de moins en moins dans ce Monopoly mondial.

N’est-il pas temps que la voix des travailleurs se fasse entendre plus fort ?

N’est-il pas temps que les travailleurs 
défendent la valeur humaine face à la valeur de l’argent ?

C'est collectivement que nous défendrons nos droits.
Défendrons nos emplois.
Défendrons nos vies.



Quizz spécial forum pour l'emploi

D’après vous, d’où vient cette «Inadaptation du marché du travail à la demande d’emploi » ?

 Pour les patrons :


- Les salariés ne sont pas assez formés
- Les salariés exigent des salaires trop élevés
- Les patrons paient trop de charges
- Aucune limite ne doit être imposée aux bénéfices

Le point de vue de la CGT :

- Taxation à 100% des revenus du capital supérieurs à 10,000 euros par mois.
- Il faut augmenter les salaires
- La diminution de la pension de retraite, de l’assurance chômage, des droits sociaux, sont inadmissibles
- Le chômage et le sous-emploi sont alimentés par des règles et des lois sur le travail qui favorisent la spéculation au détriment du travail, au détriment des travailleurs


Et vous, qu'en pensez-vous ?




UN EMPLOI DÉCENT, 
UN SALAIRE DÉCENT
POUR TOUS !
Parce qu'on le vaut bien...




samedi 10 mars 2012

Nouveau décret élargissant les sanctions financières aux allocataires du RSA qui refusent des contrats pourris

Les déclarations anti-immigrés et anti-chômeurs se succèdent dans la bouche de Sarkozy, et de ses larbins du gouvernement et de l'UMP.
Mais M. Sarkozy ne fait pas que parler. Il agit aussi.




Ainsi Fillon vient-il de signer un décret, applicable au 1er avril 2012, qui sanctionne plus durement qu'avant les allocataires RSA qui refuseraient de se plier au dictat des services "sociaux".
Cliquer ici pour accéder au texte officiel

Qu'est-ce que ça va changer pour les allocataires RSA ?

Ce décret est une arme de plus dans l'arsenal des services "sociaux" qui s'occupent du "suivi" et de "l'accompagnement" des allocataires RSA : Le conseil général, Pôle emploi, voire des associations habilitées.

LES SERVICES DITS "SOCIAUX" VONT POUVOIR PLUS FACILEMENT METTRE LA PRESSION SUR LES ALLOCATAIRES POUR LES OBLIGER A PRENDRE DES CONTRATS POURRIS.

Yamina, qui est actuellement soutenue par la CGT chômeurs rebelles, peut très bien en parler :
Elle a osé refuser d'aller à un chantier d'insertion 28 heures par semaines, éloigné de son domicile alors qu'elle n'a pas de moyen de transport. Elle a osé refuser un emploi indécent, à salaire indécent, au regard de ses qualifications. Et le conseil général n'a pas hésité à lui supprimer un mois de RSA. Cette procédure, illégale aujourd'hui, deviendra légale... le 1er avril.
Et ce n'est pas une blague !
En effet, aujourd'hui seule une suppression de 100€ sur un mois est possible comme première sanction (article R262-68 du code de l'action sociale et des familles). Mais à compter du premier avril, le conseil général pourra supprimer... 80% du RSA, et ceci dès la première sanction du conseil général, de Pôle emploi ou de tout autre structure habilitée, et ceci, pour une pénalité qui couvre de 1 à 3 mois !

Ce décret signé Fillon est avant tout politique, et même politicien.

On entend fréquemment, si l'on fréquente les services "sociaux", des phrases du type : "Celui-là, je vais lui suspendre son RSA, car il ne joue pas le jeu".
Sous-entendu : Il arrêtera de refuser toutes les propositions que les services sociaux lui font pour "s'en sortir".

ALORS QUE TOUT LE MONDE SAIT QUE LES CONTRATS AIDÉS, LES CHANTIERS D'INSERTION, LES TEMPS PARTIELS NE SONT PAS DES SOLUTIONS.
Ce sont bien souvent des cul-de-sac, qui ne permettent en aucun cas de sortir de la misère.
Le président de la commission d'évaluation du RSA, François Bourguignon, l'a dit lui-même en décembre 2011 : "Les barèmes du RSA ne permettent pas de sortir de la pauvreté"


Pourquoi faudrait-il accepter un temps partiel ou un CDD alors que l'on mérite tous un emploi décent, un salaire décent, UNE VRAIE VIE ?



LE DEBAT EST BIEN POLITIQUE : On entend bien souvent dans ces services "sociaux" que les allocataires RSA sont redevables de la collectivité, et donc doivent accepter les contrats de misère que les services "sociaux" leur proposent.

Ce qui permet d'exonérer les banquiers et les actionnaires (les réels dirigeants de notre pays aujourd'hui) de toute responsabilité sur leur influence sur le marché du travail... 
Pourtant ce sont bien eux qui ont imposé le démantèlement des droits des travailleurs : Précarité, temps partiel subi. 
Et que ce sont bien ces banquiers et actionnaires qui ont volé une part toujours plus grande des richesses produites par les travailleurs, sur le dos des travailleurs : Le pourcentage du PIB qui part dans la poche des actionnaires n'a cessé d'augmenter, alors que la part qui va aux salaires n'a cessé de baisser.


[source du graphique : PCF]

Si on veut une société plus juste, ça passe par une juste redistribution des richesses, donc du travail...


NE NOUS FAISONS PAS D'ILLUSIONS.
SEULE LA MOBILISATION,
SEUL LE RAPPORT DE FORCE PAIERA,
FACE AUX PRÉDATEURS
EN COSTARDS-CRAVATE.


mardi 6 mars 2012

Le social dans le 56, c'est : « va en chantier d'insertion, ou on te coupe le RSA »

Nous l'avons critiqué dés le début, le RSA est loin d'être une mesure sociale destinée à aider les allocataires pour « remettre le pied à l'étrier » en cumulant revenu de l'allocation et revenu tiré d'un travail salarié.
C'est avant tout un outil de contrôle renforcé des personnes condamnées aux minimas sociaux, et un moyen de mettre la pression sur les allocataires.
Selon la direction des services sociaux du Morbihan, le RSA, ça se mérite.
Et le prix à payer pour être labellisé « bon pauvre » serait d'accepter de travailler pour la moitié du SMIC mensuel, pour un CDD dans un métier qui ne nous intéresse pas.

En effet, les services sociaux ont proposé à la copine un chantier d'insertion.
Et ils n'ont pas supporté qu'elle insiste pour qu'on lui propose un VRAI emploi avec un VRAI salaire pour avoir une VRAIE place dans la société, pour enfin sortir de la précarité.
Alors qu'ils ont eux-mêmes reconnu que les chantiers d'insertion ne débouchaient que rarement sur des CDI temps plein.

On n'a jamais proposé d'emploi décent à Yamina. Le conseil général continue de menacer Yamina. Il faut que ça cesse.
Justice pour les allocataires RSA, qui sont des travailleurs comme les autres !


Cliquez sur l'image "pétition" pour ouvrir la pétition :
À éditer, imprimer, et à nous retourner
(Clic droit, et "enregistrer l'image sous"..., puis imprimer le document)
Adresse retour : CGT, 82 boulevard Cosmao Dumanoir 56100 Lorient

Nous ne nous laisserons pas faire !


Ou cliquer ici pour télécharger la pétition au format pdf

Photo : Action du 7 mars à la CAF de Vannes : Très bon retour, presque tout le monde a signé la pétition.