mercredi 3 septembre 2014

Le gouvernement décide de moins contrôler les fraudes des employeurs

Nous reproduisons un communiqué de presse du syndicat national CGT Travail-emploi-formation professionnelle du 29 août.
Source : CGT Roissy

Rappel : Le plus gros de la fraude sociale consiste dans le travail dissimulé (travail non déclaré par les employeurs) : 14 Milliards d'euros par an.

Syndicat national CGT Travail-Emploi-Formation professionnelle 

Communiqué de presse

Plan social à l’inspection du travail : 

200 inspecteurs et contrôleurs du travail en moins

 d’ici la fin de l’année

Le nombre d’agents de contrôle de l’inspection du travail va baisser de 9% d’ici la fin de l’année, selon les chiffres collectés par le SNTEFP-CGT. 200 postes vont être supprimés au niveau national.
Rappelons qu’aujourd’hui, il existe seulement 2 300 agents de contrôle en France, soit un pour 8 000 salariés et 800 entreprises.
La baisse est de 18% dans le Pas-de-Calais, 20% en Meurthe-et-Moselle, 13% dans le Finistère, 12,50% dans les Yvelines.
Il en va de même des effectifs de secrétariat, essentiels à l’activité des services et à l’accueil du public.
Cette saignée est la conséquence de la politique d’austérité du gouvernement et qui touche les services publics.
C’est aussi le résultat de la réforme de l’inspection du travail, dont la mise en œuvre a commencé dans certaines régions et se poursuivra jusqu’à la fin de l’année, malgré l’opposition des agents et des syndicats majoritaires du ministère du travail.
Cette réforme, qui supprime des postes de contrôle pour les remplacer par des managers, cherche à brider une institution qui constitue une contrainte insupportable pour le patronat, qui conserve un lien direct avec les travailleurs et leurs syndicats et qui bénéficie d’une indépendance d’action garantie par une convention internationale.
Elle fait partie intégrante des attaques que mène le gouvernement contre les droits des travailleurs, afin de libérer le patronat de toute entrave.
Le SNTEFP-CGT exige l’arrêt immédiat de la réforme et des suppressions de postes. Il appelle à amplifier la mobilisation contre le gouvernement.
Plus que jamais, la CGT se bat pour une inspection du travail indépendante, généraliste, au service des travailleurs, dotée de moyens suffisants et de véritables pouvoirs pour lutter contre la délinquance patronale.

mardi 2 septembre 2014

Rebsamen, ou la violence d'Etat contre les chômeurs

On peut dire que M. Rebsamen, le nouveau ministre du travail, n'a pas sa langue dans sa poche.
Sitôt nommé à son poste, il tape dur, très dur sur les "chômeurs qui ne recherchent pas vraiment de travail".
En mettant en avant le chiffre de 350.000 emplois qui ne trouvent pas preneur.



Ce mythe des "emplois qui ne trouvent pas preneurs" est une grosse ficelle qui cache les 7 millions de salariés dans notre pays privés d'emploi ou en sous-emploi.

Nous encourageons M. le ministre à visiter notre beau département, sinistré par le chômage, et les vagues de licenciements. Nous encourageons M. le ministre à consulter les chiffres officiels du chômage (toutes catégories confondues) dans le Morbihan : 50.000 en mai 2012, 59.000 en mai 2014.

Nous encourageons M. le ministre à se renseigner sur le nombre de CDI temps plein proposés aujourd'hui par le Pôle emploi dans le département : 300 offres d'emploi, alors que 59.000 personnes aimeraient bien en avoir un.
Enfin nous encourageons M. le ministre à plus de retenue, comme le faisait son prédécesseur Michel Sapin, le 3 juillet 2012, lors de la "convention des managers Pôle emploi",  au cours duquel il a déclaré :
  

" Etre demandeur d’emploi n’est pas un état, pas une fonction, pas une position, pas un choix.
Pour l’écrasante majorité c’est une situation subie, souvent angoissante, parfois même destructrice, un moment de la vie difficile, auquel il faut faire face et dont le chômeur voudrait sortir le plus rapidement possible. J’ai toujours été profondément choqué par les discours d’amalgame et de démagogie présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs : vous êtes bien placés pour savoir -au-delà de quelques cas de dérive- la souffrance que vivent nombre de ceux que vous accueillez tous les jours dans vos agences.
Cette épreuve du chômage, humainement douloureuse, reflète pourtant nous le savons une grande variété de situations. Pour certains elle sera brève, pour d’autres en sortir est un problème lourd. Certains attendent de vous un contact permanent, d’autres sont largement autonomes. Personnaliser l’offre et l’aide qui peut être apportée, c’est le bon sens, et c’est ce qu’attendent les demandeurs d’emploi : il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin ! "


Enfin, nous appelons tous les salariés privés d'emploi horrifiés par le discours de M. Rebsamen à signer la pétition demandant à ce que les agents Pôle emploi arrêtent de fliquer les chômeurs, et utilisent leur temps à récupérer des offres en CDI temps plein.

Cliquer ici pour accéder à notre article sur le sujet.



Rejoignez-nous ! 
Ça ne sert à rien de ronchonner dans son coin !
Pour défendre sa dignité,
le droit à un emploi décent à salaire décent, 
il est indispensable de s'organiser, 
car sans lutte on continuera à subir
les contrats pourris, 
les heures sup' pas payées,
les radiations !

Le ministre du travail choqué par les discours présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs


Mais ça, c'était avant !

Nous reproduisons - une fois n'est pas coutume -le discours intégral du ministre du travail du 3 juillet 2012 (le ministre en question s'appelait alors Michel Sapin) pendant la "convention des managers" de Pôle emploi, au Palais des Congrès de la Porte Maillot. 

Ne ratez pas la partie - encadrée - que nous avons sélectionnée pour vous.

"Je tiens tout d’abord à remercier Jean Bassères, votre Directeur Général, de son invitation. Je sais que cette convention nationale de l’encadrement est un moment exceptionnel pour vous, et je suis honoré d’y être associé.
Cette convention marque une étape, une étape importante dans la vie encore jeune de Pôle Emploi : le lancement d’une nouvelle offre de service, pour que l’opérateur que vous êtes réponde mieux aux attentes de nos concitoyens.
Elle s’inscrit dans un contexte : celui d’un marché du travail particulièrement dégradé, qui frappe durement près de 3 millions de personnes, et même 4,6 millions si je compte les différentes catégories de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Et les perspectives pour 2012 et 2013 sont pessimistes, vous le savez. Elle intervient aussi dans un moment particulier : celui d’un changement dans la politique du pays, voulu par une majorité de français le 6 mai et le 17 juin dernier et que porte le nouveau Ministre de l’Emploi que je suis.
La création de Pôle emploi, par la réunion des forces et des compétences de l’ANPE et des ASSEDIC, est une idée utile, nécessaire même. J’ai personnellement toujours adhéré à cette idée. Offrir aux demandeurs d’emploi un même Service Public comme interlocuteur pour leur accompagnement vers l’emploi et leur indemnisation est rationnel. Il faut que ce soit efficace.
Ces dernières années les principales étapes de la construction de Pôle Emploi ont été franchies pour qu’un service plus unifié, plus global, plus cohérent puisse être apporté tant aux demandeurs d’emploi qu’aux entreprises.
Je le sais, la fusion n’a pas été chose facile. Le contexte de hausse continue du chômage a pesé lourdement bien sûr, mais cette fusion a été mal anticipée et trop rapide, et certains choix opérés ou imposés n’ont pas été heureux. Le rythme des changements a été parfois jugé trop rapide, son sens même questionné, et beaucoup d’entre vous et de vos agents ont pu exprimer un sentiment de déstabilisation.
Mais grâce à votre professionnalisme, à l’engagement de chacun de vous, cadres et dirigeants, et à l’engagement de tous les agents la continuité du Service Public a été assurée, avec le sens élevé de l’intérêt général qui vous caractérise et pour cela je veux ici vous rendre hommage et vous remercier !
La définition de nouvelles priorités stratégiques dans le cadre de la convention tripartite 2012-2014 en janvier et par l’adoption de « Pôle Emploi 2015 » il y a quelques jours, marque la fin de cette première étape.
Je veux saluer d’abord la méthode d’élaboration collective de votre Plan Stratégique 2015. Grâce à elle, ce document répond aux attentes exprimées par les agents de Pôle emploi, que cela soit la meilleure prise en compte de la question de l’organisation du travail, la simplification du fonctionnement, l’attention portée à l’accueil, la nécessité de donner des perspectives individuelles et collectives. C’est la condition pour que la nouvelle phase que vous abordez associe en interne de meilleures conditions de travail et un plus grand respect de chacun, autour de l’ambition d’un meilleur service pour les demandeurs d’emploi et les entreprises. C’est grâce à ce contrat social renouvelé que les objectifs ambitieux portés par Pôle Emploi seront réalisés.
Je tiens à féliciter tous les acteurs de ce changement :
·Les partenaires sociaux, qui ont été force de propositions, ont fait preuve d’initiative. Ce travail est la parfaite illustration de ce à quoi peut aboutir un dialogue social constructif, serein et respectueux tant des interlocuteurs que des enjeux.
·Jean Bassères, qui porte avec talent et énergie cette ambition pour Pôle Emploi et que je veux assurer ici, ainsi que François Nogué votre Président, de toute ma confiance –elle ne date pas d’aujourd’hui- , et de tout mon soutien pour la mise en oeuvre de ce plan stratégique.
·Et bien sûr vous tous, ici réunis, qui allez maintenant faire vivre cette ambition
La convention tripartite et sa déclinaison dans « Pôle Emploi 2015 » comportent trois priorités : personnalisation, proximité avec les territoires et performance. Autant de principes auxquels je souscris totalement.


Etre demandeur d’emploi n’est pas un état, pas une fonction, pas une position, pas un choix.
Pour l’écrasante majorité c’est une situation subie, souvent angoissante, parfois même destructrice, un moment de la vie difficile, auquel il faut faire face et dont le chômeur voudrait sortir le plus rapidement possible. J’ai toujours été profondément choqué par les discours d’amalgame et de démagogie présentant les chômeurs comme des assistés et des profiteurs : vous êtes bien placés pour savoir -au-delà de quelques cas de dérive- la souffrance que vivent nombre de ceux que vous accueillez tous les jours dans vos agences.
Cette épreuve du chômage, humainement douloureuse, reflète pourtant nous le savons une grande variété de situations. Pour certains elle sera brève, pour d’autres en sortir est un problème lourd. Certains attendent de vous un contact permanent, d’autres sont largement autonomes. Personnaliser l’offre et l’aide qui peut être apportée, c’est le bon sens, et c’est ce qu’attendent les demandeurs d’emploi : il faut faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin !


La nouvelle offre que vous allez déployer permettra aux conseillers de moduler les mesures de suivi et d’accompagnement en fonction des besoins. Cette différenciation des modalités et du contenu de la prise en charge est une évolution majeure même si évidemment, je le sais, le suivi mensuel personnalisé avait déjà donné lieu à des adaptations.
Cette approche suppose, c’est une condition clé, une vraie capacité d’analyse, de diagnostic, de compréhension des attentes et des capacités de chaque demandeur. Elle demande une réévaluation permanente des situations, qui changent au fil du temps, pour toujours « coller » aux besoins de chacun. Cela demande des méthodes, des outils, des procédures, mais plus encore cela demande compétence et expérience. La vôtre, celle de vos agents. C’est elle qui garantira la pertinence et la performance de votre nouvelle offre de service. Et j’ai pleinement confiance en elle.
La nouvelle offre de services demande aussi, pour se déployer avec efficacité des moyens, et je sais que vous attendez un engagement du Gouvernement dans ce sens.
Vous savez le contexte difficile, celui du marché du travail mais aussi celui des finances publiques. Dégager des marges de manoeuvre n’est pas simple, mais cet effort est nécessaire pour Pôle Emploi, pas seulement pour quelques mois mais durablement.
Cet effort, nous allons le faire ensemble.
Pour améliorer l’offre de service et en particulier l’accompagnement renforcé :
·2.000 équivalents temps plein seront redéployés d’ici 2014, vers l’accompagnement renforcé, comme le prévoit la convention tripartite
·2.000 recrutements supplémentaires, en CDI, compléteront le dispositif en 2012, toujours pour l’accompagnement renforcé. Priorité sera donnée dans une partie de ces recrutements à ceux qui sont en CDD au sein de Pôle Emploi.
[STAND-UP ET APPLAUDISSEMENTS DANS LA SALLE ...]
Ainsi, ce sont près de 4.000 agents, sur le terrain, au contact direct avec les demandeurs d’emploi qui ont le plus besoin de votre appui, qui assureront le succès de la nouvelle offre de services. Bien sûr certains d’entre vous espéraient davantage, mais croyez moi cet effort, à ce moment, est déjà très significatif : il représente un accroissement de près de 30% des ressources consacrées à cet accompagnement sur le terrain.
En face des demandeurs d’emploi, il faut qu’il y ait des offres d’emploi. Ces offres dépendent des entreprises, et leur collecte dépend de votre capacité à bien comprendre leurs besoins. Pour cela, Pôle Emploi a besoin de proximité.
L’action de Pôle Emploi doit être mieux ancrée territorialement. Elle doit tenir compte de la spécificité des territoires et des bassins d’emploi, Pôle Emploi doit savoir adapter ses dispositifs, partager son expertise avec l’ensemble des acteurs et partenaires présents sur ces territoires.
Cette action plus proche des territoires ne sera possible que si plus de marges de manoeuvre vous sont données, ainsi qu’à vos conseillers. Vous êtes, avec vos conseillers, à même de bien connaître les spécificités de votre bassin d’emploi, et de construire avec les autres acteurs les meilleures solutions.
Pour cela, il vous faut travailler en collaboration plus étroite avec les Régions en particulier sur la question de la formation. La proportion de demandeurs d’emploi bénéficiant d’une formation est de l’ordre de 1 sur 10, ce qui me paraît faible.
Or cette question de la formation est un sujet majeur dans une économie en perpétuel renouvellement, et je souhaite que tout le monde s’y implique : vous, cadres de Pôle Emploi, les Régions, l’AFPA qui traverse une période extraordinairement difficile dont nous connaissons les causes -et les responsabilités- mais qui doit être sauvée car elle est un outil essentiel de qualification des demandeurs d’emploi.
Pour mener une politique de formation efficace, les compétences et les responsabilités de chacun des acteurs devront être clarifiées pour que le système soit rationnel et plus efficace, en particulier s’agissant des actions de formation collectives, Pôle Emploi conservant naturellement en toute hypothèse son rôle de prescripteur. Le Gouvernement souhaite avancer dans la voie de la décentralisation, c’est un engagement, et c’est une nécessité en 2012 : j’en suis personnellement profondément convaincu par l’expérience.
Ce qui est pertinent dans le domaine de la formation ne l’est pas pour tous les domaines de la politique de l’emploi, et je veux rassurer s’il en était besoin ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de Pôle Emploi comme opérateur national de la Politique de l’Emploi : il n’est pas dans mes intentions, ni dans celles du Gouvernement de remettre en cause ce caractère national en « régionalisant » Pôle Emploi. Tout simplement parce que ce n’est pas ainsi que l’on renforcerait l’efficacité de la Politique de l’Emploi.
Cela bien sûr n’empêchera pas de rechercher, avec les Régions, les moyens de renforcer les coopérations, car évidement Emploi et Formation sont très liés. De même, je souhaite que la Gouvernance de Pôle Emploi accorde une place plus importante aux acteurs majeurs que sont les Régions.
Pôle Emploi ressortira plus fort de la nouvelle étape de décentralisation à venir. Pour conclure, je voudrais partager avec vous ma vision quant à l’évolution des politiques de l’emploi dans les mois à venir, et à la méthode que le Gouvernement entend appliquer pour cette évolution.
D’abord, je l’ai dis, il y a l’urgence.
Les contrats aidés sont un des leviers importants pour vous pour les publics les plus fragiles. Le précédent Gouvernement avait mis en place une programmation qui, comme vous le savez, conduisait sciemment à une baisse de moitié des moyens d’action au second semestre –on se demande bien pourquoi- vous exposant vous, de surcroît, à un très désagréable « stop and go » qui est certainement la pire méthode dans ce domaine.
Comme vous le savez, j’ai obtenu une enveloppe supplémentaire de 80 000 contrats aidés pour le second semestre, afin d’éviter la chute brutale de ces offres. Nous avons aussi allongée la durée des contrats CAE, pour mettre fin à une dérive vers des contrats très courts et donc de moindre qualité pour l’insertion des bénéficiaires
Pour 2013, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, le nombre des contrats aidés sera maintenu. C’est indispensable dans le contexte de détérioration de l’emploi.
D’autres solutions sont à inventer, pour préparer l’avenir.
Nous avons un problème particulier avec les 100 000 à 150 000 jeunes qui quittent le système scolaire chaque année sans qualification, et qui souvent se retrouvent à vos guichets ou dans les Missions Locales sans que vous ayez beaucoup de solutions durables à leur proposer : les emplois d’avenir devront offrir des solutions pour ces jeunes, avec une vraie durée –plusieurs années- pour s’insérer réellement dans un emploi et trouver par ce moyen la qualification qui leur manque pour une vie professionnelle. La montée en puissance de ces emplois d’avenir se fera au cours de l’année 2013 avec comme objectif 100 000 emplois.
Les Contrats de Génération vous intéresseront aussi, comme tout ce qui donnera davantage d’opportunité d’embauche à des jeunes et limitera l’éviction des seniors qui souvent aboutissent alors dans vos Agences.
Ces Contrats de Génération, et plus largement toutes les démarches nouvelles et ambitieuses qu’il nous faut ouvrir pour améliorer le fonctionnement de notre marché de l’emploi, seront à l’ordre du jour de la Grande Conférence sociale qui se tiendra dans quelques jours, les 9 et 10 juillet.
Cette Grande Conférence sociale, elle est l’illustration de la méthode que nous voulons suivre : le dialogue social.
Cette méthode, nous souhaitons l’appliquer, non pas uniquement au cours de la Grande Conférence, mais durant toute la mandature. Cela n’est pas une vaine promesse, le dialogue social sera LA méthode privilégiée du gouvernement.
Au cours de cette Grande Conférence, pendant 2 jours, nous aborderons avec les partenaires sociaux, avec les acteurs des territoires, en profondeur, tous les sujets : l’emploi et particulièrement l’emploi des jeunes ; la formation et le développement des compétences ; les salaires, le pouvoir d’achat, le SMIC et les bas salaires ; l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ; la qualité de vie au travail ; le redressement productif national ; l’avenir de nos retraites et de notre protection sociale ; le rôle de nos services publics et de ses agents. Sur tous ces sujets nous devons réussir à nous doter d’une « feuille de route » partagée pour les mois et années à venir.
C’est extrêmement ambitieux, mais je vous le dis c’est extrêmement nécessaire ! Et vous êtes ici les mieux placés sans doute, parmi tous nos compatriotes, pour savoir à quel point c’est nécessaire !
Pôle Emploi sera pleinement associé à ce grand moment bien sûr, Jean Bassères sera à mes côtés durant ces deux jours et apportera toute votre expérience et votre expertise à ces débats.
 Vous l’avez compris –je l’espère- vous avez un Ministre qui apprécie ce que vous faites, qui mesure la difficulté de votre tâche mais aussi sa grandeur, son utilité, son urgence.
Vous êtes en première ligne, vous méritez respect et soutien, le mien vous est acquis, pas seulement dans les mots mais dans les actes.
Je vous remercie."

[ NOUVEAUX APPLAUDISSEMENTS DANS LA SALLE...]

vendredi 29 août 2014

Valls 2, ou l'art d'accommoder les restes de la gauche de gouvernement

Nous reproduisons ici un article de la FILPAC-CGT

Pour consulter l'article d'origine, cliquer ici.

jeudi 28 août 2014
PDF - 1.6 Mo

Suspense de pacotille… Bien sûr, l’addiction de Hollande à l’austérité l’a emporté.

Valls a dissout Montebourg avant que Hollande ne soit contraint, bientôt, de dissoudre l’Assemblée nationale faute de majorité.
Mais cette feinte de balayeur ne fait pas oublier cette vérité première, l’austérité est l’alpha et l’oméga de Hollande dès les premières minutes de sa présidence.
Élu sur la vague de rejet de Sarkozy, Hollande a sacrifié notre victoire électorale sur l’autel d’une Union européenne au service de la BCE, des rentiers, des financiers et du FMI. Ayrault et Valls 1 y ont souscrit.

Ce gouvernement est le flagrant délit de la trahison de Hollande !

Une fois les éléments de décor de gauche nettoyés, les ombres et fantômes de l’ancienne social-démocratie balayés, reste un quarteron de ministres hystérisés et caporalisés par l’objectif d’imposer le recul de la protection sociale, du salaire et de l’emploi au compte des intérêts patronaux.
Si le Front national se développe en toute arrogance, si l’exaspération sociale monte de plusieurs crans, c’est en raison de cette trahison.

Valls 2 ou l’art d’accommoder les restes de la gauche de gouvernement.

Fort de son équipe roue de secours, Valls se rendra au Medef à Jouy dès le 27 août, groupé en « université d’été » dès demain.
Gattaz y recevra le serment d’allégeance de son Premier ministre, acquis à la cause de la défense des profits privés.
Le président du Medef, pilier maître du gouvernement, exprimera alors ses exigences en prenant soin de ne pas parler trop fort pour donner le change.

La Filpac CGT appelle toutes les forces antilibérales à faire échec à l’austérité de Valls Hollande

Le combat de Valls est opposé à celui des travailleurs, actifs, chômeurs et retraités. Les tâches du mouvement syndical CGT correspondent à la défense des intérêts de tout le monde du Travail.
C’est pourquoi l’urgence est la construction d’un mouvement d’ensemble, le plus large, le plus unitaire pour donner la priorité au travail, au salaire, à la Sécurité sociale.
Rien n’est plus important que d’ouvrir les entreprises aux jeunes, d’assurer la pérennité des caisses de protection sociale, de subordonner le service de la dette aux banques par les dépenses publiques socialement indispensables.

dimanche 24 août 2014

Fermeture de l’abattoir Gad-Josselin : les bonnets tombent…

Nous reproduisons ici un article du site Gauche révolutionnaire.
Pour accéder à l'article d'origine, cliquer ici.

24/08/2014
indexL’abattage continue. Presque un an après la fermeture quasi totale de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère et un millier d’emplois supprimés, c’est au tour de celui de Josselin dans le Morbihan d’être en passe de fermer, avec 950 suppressions d’emploi à la clef. Malgré un vote contre par les représentants du personnel en Comité central d’entreprise, le groupe GAD a entamé la procédure de mise en liquidation judiciaire de l’abattoir.
L’annonce, tombée en plein été, de la fermeture d’un nouvel abattoir GAD était malheureusement prévisible depuis des mois. Et les gesticulations récentes du gouvernement et du ministre Le Foll n’étaient là que pour amuser la galerie. Ce qu’attend un éventuel repreneur (le groupe Intermarché ?), c’est de bénéficier de multiples aides que va lui permettre d’obtenir la dramatisation à outrance qui accompagnera la mise en liquidation judiciaire de l’abattoir.
En 2013, les fermetures d’entreprise et la mise en place d’une taxe (n’ayant d’éco que le nom) très lourde pour les artisans avaient servi de catalyseur à l’expression d’une révolte sociale profonde contre l’aggravation des conditions de vie en Bretagne. Ce mouvement de révolte avait électrisé bien au delà de la Bretagne. Malheureusement, au lieu de dénoncer les licencieurs qu’ils soient bretons ou pas, une partie des syndicalistes avait même fait alliance avec ce grand patronat breton qui entend pouvoir « exploiter ou licencier au pays ». Et plus scandaleusement encore, il s’était trouvé des dirigeants CFDT de GAD Josselin pour chasser, y compris physiquement, les travailleurs de Lampaul-Guimiliau venu chercher une solidarité dans leur lutte. Voilà comment aujourd’hui les employés de Josselin vont avoir plus de difficultés à trouver du soutien même si cela ne doit pas servir de prétexte à l’inaction.
Le patronat Breton, même sous l’étiquette « coopérative », et le gouvernement partagent la même ligne : ce qui compte, ce sont les marges bénéficiaires pas les emplois. Il faut une nouvelle révolte, avec ou sans bonnet rouge, mais qui s’en prenne vraiment aux premiers responsables : le grand patronat, qu’il soit breton ou non, et les grands groupes de l’agroalimentaire, le gouvernement Valls-Le Foll, et les faux syndicalistes qui accompagnent les plans de licenciement.
Non à la fermeture de GAD – Josselin, zéro licenciement en cas de reprise !
Que les grands groupes paient !
S’ils refusent, mise en propriété publique de l’abattoir sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs et de la population !
Alex

vendredi 22 août 2014

Les intérimaires : Les autres grands perdants de la convention d'assurance chômage 2014

Article mis à jour le 30 août 2014.

Nous avons déjà décrypté les points-clefs du nouvel accord d'assurance chômage : Nous vous conseillons notre article pour tirer le vrai du faux concernant les droits rechargeables.
Nous vous conseillons aussi notre article sur la baisse de l'indemnisation, entre la convention 2011 et la convention 2014, lors d'une reprise d'activité moins rémunérée

Nous avons voulu aussi décrypter ce que la nouvelle convention d'assurance chômage réserve aux intérimaires, ces salariés corvéables à merci, qui paient déjà lourdement de leur santé, et parfois de leur vie, le prix de la "compétitivité" à la française.
En effet, les travailleurs intérimaires, vont voir leurs allocations baisser de façon importante, si l'on compare la convention 2011 (encore partiellement en vigueur) et la convention 2014 (applicable entièrement au 1er octobre 2014). 
Ceci principalement à cause de changements majeurs concernant deux règles dans la nouvelle convention : Le calcul du différé, et la base de calcul du complément en cas de reprise d'activité moins rémunérée (par exemple, dans le cas du travail d'une ou deux semaines dans le mois).

Nous rappelons, s'il en était besoin, qu'en plus des indispensables mobilisations des travailleurs, des travailleurs précaires, intérimaires, intermittents, pour qu'enfin une protection sociale de haut niveau s'applique à tous les travailleurs involontairement privés d'emploi, la CGT a déposé plainte pour "déloyauté" dans les négociations d'assurance chômage. 
Le 29 juillet, la CGT au aussi déposé un recours en annulation de la convention d'assurance chômage auprès du conseil d'Etat.


Voici donc notre article spécial travailleurs intérimaires. Accrochez-vous, c'est du saignant.




Changement de calcul concernant le différé : Les intérimaires vont devoir se serrer la ceinture plus longtemps avant de toucher leur allocation

Le "différé" est une règle de l'assurance chômage qui décale dans le temps le moment où vous êtes indemnisé par Pôle emploi.
La règle est la suivante : Suite à votre inscription, lorsque vous avez déposé votre dossier de demande d'allocation, Pôle emploi décale dans le temps le début du paiement. 
Voici comment est calculé ce différé : 7 jours, plus les congés payés non pris, plus (le cas échéant) un différé dans le cas d'une indemnité supra-légale.
En ce qui concerne les intérimaires, il est très rare qu'il y ait une indemnité supra-légale.
Ce qui nous fait : 7 jours, plus les congés payés non pris.
Or la base de calcul pour calculer la durée "congés payés non pris" change, entre la convention 2011 et la convention 2014 : 




Comme vous pouvez le voir, les intérimaires vont devoir attendre beaucoup plus longtemps avant de toucher leur allocation, car Pôle emploi va désormais prendre en compte toutes les indemnités compensatrices de congés payées par les entreprises de travail temporaire les 182 jours qui précèdent la fin de contrat, au lieu de 91 jours précédemment...

Autre nouveauté : Le différé sera désormais appliqué à chaque fin de nouveau contrat, suite à une suspension de paiement d'assurance chômage d'au moins 91 jours

Prenons le cas de quelqu'un qui a ouvert des droits à l'assurance chômage, et qui travaille des mois complets. Il ne touche pas de complément par Pôle emploi. 
Avec la convention 2011, si la personne restait inscrite, il n'y avait pas calcul d'un différé. Le différé n'était calculé, et appliqué, que lorsque le salarié déposait une nouvelle demande d'allocation. Mais ça c'était avant.
Avec la convention 2014, le différé s'appliquera à chaque fin de contrat, suite à une suspension de paiement d'assurance chômage de 91 jours consécutifs. Aïe !




.
Et la cerise sur le gâteau : A partir d'un seuil de revenus,les intérimaires seront aussi perdants en cas de reprise d'activité moins rémunérée ("mois incomplets")

Explication : La base de calcul a, là aussi, changé.
Le calcul des jours d'indemnisation soustraits à l'indemnisation, pour la convention 2011, était le suivant : 
On divisait les revenus dégagés dans le mois (en incluant les indemnités compensatrices de congés payés) par le salaire journalier de référence.
Puis on arrondissait à l'entier inférieur.
On obtenait le nombre de jours d'indemnisation que l'on enlevait de l'indemnisation versée ce mois-là.

Mais ça c'était avant.

Avec la convention 2014, le calcul est complètement différent.
On enlève de l'allocation 70% des revenus dégagés ce mois-là.
Puis on divise par le salaire journalier de référence.
On arrondit à l'entier supérieur.
Ce qui nous donne le nombre de jours indemnisés par Pôle emploi.

Nous avons fait le calcul pour une personne indemnisée sur la base du SMIC mensuel, et qui reprend une activité. Si l'on compare ce qu'elle aurait touché avec la convention 2011 et ce qu'elle touchera avec la convention 2014 :
Dès qu'il atteint 400 € de revenus dans le mois,
Pôle emploi va lui piquer 30 €voire 61 € !

Faut bien prendre le pognon là où il est. Salauds de pauvres !


Vous avez plus de 50 ans ? Le facteur "minorateur" des jours non payés (0,8) ne s'applique plus pour les plus de 50 ans, car il a tout simplement disparu dans la convention 2014.
Concrètement, ça veut dire encore moins d'indemnités lors d'une reprise d'emploi moins rémunérée pour les plus de 50 ans...

Pas trop dégoûtés ? 
Il est toujours possible de remercier les syndicats signataires de cet accord, très satisfaits de ce qu'ils ont signé :


"Avec les droits rechargeables, cette convention marque une étape supplémentaire dans la sécurisation des parcours des salariés et des demandeurs d’emploi, y compris les plus précaires" . Source : CFDT

"La mise en œuvre des droits rechargeables constitue une avancée fondamentale pour les salariés privés d’emploi, notamment les plus précaires. Ainsi, plus d’un million d’allocataires verra leur durée d’indemnisation augmenter sensiblement plus de 5 mois en moyenne". Source : FO

"Les droits rechargeables consistent pour un salarié, à conserver à la fois des droits acquis non épuisés en cas de reprise d'un emploi, et de les additionner à de nouveaux droits acquis, en cas de retour au chômage". Source : CFTC


Appelez-les, ça leur fera plaisir ! La CFDT 01 42 03 80 00, la CFTC 01 73 30 49 00, Force ouvrière 01 40 52 48 55

Et, si vous voulez que les choses changent, organisez-vous. Car seule l'union fait la force. Les patrons, eux, l'ont bien compris. Eux, ils sont syndiqués !


Au lieu de "faire avec" la précarité, la CGT propose de "faire sans".
Une piste serait de taxer lourdement les CDD, l'intérim, les temps partiels, afin que TOUS LES TRAVAILLEURS AIENT ACCES A UN EMPLOI DECENT A SALAIRE DECENT, et que personne ne puisse être payé en dessous du SMIC MENSUEL (1445 euros par mois). Mais rien ne se fera sans la mobilisation des principaux concernés, les travailleurs eux-mêmes !





mardi 19 août 2014

Pôle emploi et les indus - Vous avez des recours



Vous avez été licencié par votre employeur. A un moment de votre indemnisation, pôle emploi considère que vous avez touché un indu et le prélève directement sur votre ARE.
Il existe des règles sur ces prélèvements mais (comme bien souvent) pôle emploi s'en affranchit allègrement.
Une ordonnance de référé du TGI de PARIS du 29 juillet 2014 rappelle ces règles au bon souvenir de notre chère institution.
C'est l'histoire de Madame X.

samedi 2 août 2014

La CGT chômeurs rebelles du Morbihan vous offre le QUIZZ de l'été


     

Pourquoi, à Lorient, 

25% de la population active

 est-elle privée d'emploi

ou en sous-emploi ?


Cochez les réponses, et comptez le nombre de réponses # et □ que vous avez cochées.


A)    parce que les chômeurs sont des feignants #
B)    parce que les patrons paient trop de charges #

C)    parce que les travailleurs sont mal formés #
D)    c'est la faute à la crise #
E)     parce que la transformation de l' organisation du travail nous a été imposée par la ruse, la manipulation, et la force des banquiers, des actionnaires, et des politiques à leur solde 

F)     parce que nous nous sommes habitués aux injustices, jusqu'à devenir insensibles à la dégradation constante de nos conditions de travail 

G)    parce qu'il nous semble impossible de nous renseigner sur nos droits, de nous organiser et de lutter dans nos entreprises, sur nos lieux de vie, pour notre dignité et le droit à une vie épanouissante 




Résultat du quizz


Vous avez répondu au moins deux # : Vous êtes très mal informé, victime des thèses ultralibérales répétées en boucle dans les médias. Mais vous n’êtes pas irrécupérable ! 
Syndiquez-vous, vous verrez, ensemble, on est plus forts.

Vous avez répondu au moins deux □ : Bravo pour votre analyse de la situation. On vous attend à la CGT, les bras ouverts. Car celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu (B. Brecht)







Vous voulez connaître plus de données, avec les sources, sur les chiffres de l'emploi sur le pays de Lorient ? 
Visitez l'observation de l'emploi du pays de Lorient 




mercredi 30 juillet 2014

Assurance chômage : La CGT fait un recours en annulation auprès du conseil d'Etat


Nous reproduisons ici un article de la confédération CGT.
Cliquer ici pour accéder à l'article d'origine



"Le bureau confédéral du 28 juillet a décidé de saisir le conseil d’état pour un « recours en excès de pouvoir » en annulation de la convention d’assurance chômage du 14 mai 2014", a annoncé Eric Aubin, dirigeant de la CGT lors d’une conférence de presse. Il était entouré à cette occasion de Denis Gravouil, secrétaire général de la fédération CGT du spectacle et d"André Fadda, dirigeant de l’Union Syndicale CGT de l’Intérim.
Cette nouvelle action juridique est distincte de celle engagée en référé devant le TGIpour demander la suspension, puis l’annulation du texte. Après une première audience, la justice a refusé, le 11 juillet, de suspendre l’application de la convention, renvoyant à une audience sur le fond le 30 septembre. Mais le TGI a donné tort aux signataires du texte, en se déclarant compétent et en renvoyant l’affaire sur le fond, il relève également les objectifs de la CGT de bien défendre les droits des demandeurs d’emploi. Une nouvelle audience, cette fois sur le fond aura donc lieu le 30 septembre.
Le dossier de la CGT est "solide", a estimé Eric Aubin, "nous irons donc à l’audience sur le fond le 30 septembre confiants".
Mais au-delà des recours juridiques, la lutte continue contre cet accord injuste qui fait payer aux demandeurs d’emploi le déficit du régime d’assurance chômage plombé par l’abus des contrats précaires qui représentent 51% des entrées à Pôle Emploi, par le recours massif aux ruptures conventionnelles pour se débarrasser des seniors, notamment. Rappelons qu’à l’occasion de ces négociations, le patronat a refusé de mettre le moindre centime sur la table. Tout comme d’ailleurs, il a refusé de discuter des propositions que la CGT a faites pour :
A l’occasion de ce point de presse, Eric Aubin a contesté avec force l’idée selon laquelle la CGT n’aurait fait aucune proposition lors de ces négociations se bornant à contester. Il a en effet rappelé que la CGT avait mis sur la table un projet d’accord balayé d’un revers de main par le MEDEF.
Denis Gravouil a fait le point des actions revendicatives des professionnels du spectacle qui se sont déroulées sous diverses formes et vont continuer tout l’été, alors que les premières réunions de concertation ont eu lieu : "nous entretenons la mobilisation car nous n’avons aucune garantie de résultats, en dehors des objectifs assignés par la lettre de mission de Manuel Valls au trio de médiateurs. [...] Nous faisons courir un préavis de grève tout l’été, plusieurs temps forts ont été très suivis, le 4 et le 12 juillet en Avignon , avec une manifestation de près de 3000 personnes le 12, le 24 Chalon-sur-saône a pris le relais avec là encore une très belle manifestation de 3000 personnes. Et les débats , les prises de paroles avant ou après spectacle sont très nombreuses, les élus sont interpelés, les membres du gouvernement rappelés à leurs responsabilités", a indiqué Denis Gravouil. Le gouvernement a donc dû céder devant notre mobilisation mais n’a pas refusé d’agréer un texte qu’il juge pourtant issu d’un mauvais accord. "

Lire aussi notre article sur les droits rechargeables en cliquant ici