lundi 31 mars 2014

Pôle emploi doit arrêter de fliquer les chômeurs, et doit repartir chercher des CDI temps plein chez les employeurs

Mis à jour le 1er avril (ce n'est pas une blague ! )

Depuis la "fusion" (privatisation de l'ANPE et rapprochement Unedic-ANPE), les conditions d'accueil se sont dégradées au Pôle emploi.
Seuls 10% des chômeurs font confiance au Pôle emploi pour retrouver un emploi.
Pôle emploi, sur le bassin de Lorient, diffuse moins de 50 CDI temps plein par semaine.
Ceci, alors que 23.000 personnes aimeraient bien en avoir un !
Ça n'empêche pas Pôle emploi de mettre le paquet sur le flicage des chômeurs.
Ainsi, nous devons, encore et encore, rendre des comptes.


Dans ce contexte, 
nous lançons une campagne de pétition, 
afin d'exiger du Pôle emploi de Bretagne qu'il 
cesse de fliquer les chômeurs, 
et qu'il fasse son boulot : 

Utilisez plutôt votre temps à 
aller chercher les offres d'emploi
 en CDI temps plein chez les patrons.

Téléchargez la pétition en cliquant ici
Copiez-la à volonté, faîtes-la signer, et renvoyez-nous la à l'adresse suivante : 

CGT chômeurs
82 boulevard Cosmao Dumanoir
56100 Lorient

Nous ferons suivre à la directrice régionale du Pôle emploi Bretagne.



Aujourd'hui, le 1er avril, nous étions, comme tous les 1er mardis du mois, devant l'agence Pôle emploi de Lorient Marine, entre 10h00 et 15h00.

Compte-rendu : Nous étions aujourd'hui une vingtaine de personnes devant le Pôle emploi marine avec en main une pétition demandant que les agents de Pôle emploi cessent les procédures de radiation, de sanction. Cette pétition a été signée par 106 personnes, et largement appréciée.
90% des personnes qui sont venues au Pôle emploi ont signé la pétition.
Nous avons eu des discussions avec les demandeurs d'emploi autour d'un café et d'un repas chaud.

Nous appelons toutes les personnes privées d'emploi et les précaires de Bretagne à éditer, diffuser, signer et faire signer la pétition, et à nous la retourner (voir adresse sur la pétition).

Nous remettrons en mains propres les pétitions à la directrice de Pôle emploi Bretagne.





mardi 25 mars 2014

Décryptage des points-clef du nouvel accord d'assurance chômage

Mis à jour le 7 avril 2014

A compter du 1er juillet, les chômeurs vont encore morfler.
Les syndicats signataires (FO, CFDT, CFTC) avec les organisation patronales (MEDEF, CGPME, UPA) ont fait fort : 

Les grands gagnants de cet accord sont... Les patrons ! Oh, quelle surprise !

Alors qu'un salarié privé d'emploi sur deux n'est pas indemnisé par l'assurance chômage, et que la précarité explose, rien n'est prévu pour indemniser correctement l'ensemble des salariés privés d'emploi, et aucune surcôtisation sur les contrats précaires n'est prévue.

En revanche, certaines dispositions a priori "anodines" sont en fait particulièrement salées : 

La carence

La carence est une période pendant laquelle le salarié privé d'emploi indemnisable est INSCRIT mais NON INDEMNISE. Le calcul actuel de la carence est le suivant : Une semaine, plus les congés payés non pris, plus (le cas échéant) l'indemnité supra-légale (ceci dans la limite de 75 jours).
Nous revendiquions pendant ces "négociations" la suppression de la carence, qui est une injustice de plus pour les salariés privés d'emploi.
Dans la nouvelle convention d'assurance chômage, non seulement la carence existe toujours, mais elle est AUGMENTEE.

Explication : L'indemnité de fin de contrat est l'indemnité que vous touchez à la fin de votre contrat.

L'indemnité légale aujourd'hui, c'est 20% du salaire mensuel , multiplié par le nombre d'années d'ancienneté.
Et 33% du salaire mensuel par année d'ancienneté au-delà de 10 ans de présence dans l'entreprise.
Exemple : 2000 euros par mois (moyenne sur les trois derniers mois). Ancienneté : 13 ans -> L'indemnité de licenciement est de 3 mois de salaire, soit 6000 euros. Autant dire une misère.

Peu de personnes arrivent à négocier correctement leur départ, ce qui fait que bien souvent l'indemnité légale est la seule indemnité qu'ils touchent. 
MAIS PARFOIS, SUITE A UN RAPPORT DE FORCE NOTAMMENT, L'INDEMNITE DE LICENCIEMENT EST PLUS ELEVEE QUE CE QUE PREVOIT LA LOI.
Eh bien, cette indemnité, appelée "supra- légale", impliquera un NON PAIEMENT de l'assurance chômage jusqu'à 180 jours ( plus la carence d'une semaine, plus la carence des congés payés non pris).
Certains ne toucheront donc pas un centime du Pôle emploi avant 6 ou 7 MOIS de chômage, voire plus ! Et Bing sur les maigres indemnités arrachées aux patrons !

Nota: La carence, pour les licenciés économiques, reste à 75 jours maxi (plus les congés payés non pris, plus une semaine).



Diminution de l'assurance chômage : 

A compter du 1er juillet, le "taux de remplacement" du salaire calculé par l'assurance chômage baissera, passant de 57,4 % à 57% pour les chômeurs dont le salaire dépassait 2 042 euros bruts. Et bing sur le pouvoir d'achat !

Des cotisations en plus les salariés de plus de 65 ans

Jusqu'ici exonérés de cotisation chômage, ils devront eux aussi côtiser. Et bing sur le pouvoir d'achat !

Et bing sur les intermittents 

Leurs allocations seront désormais plafonnées à 5.475 euros bruts par mois et un «différé» d'indemnisation sera mis en place, pendant lequel les intermittents devront attendre pour toucher leurs allocations.
Les cotisations d'assurance chômage vont passer de 10,8% à 12,8% (de 7 à 8% côté employeurs, et de 3,8 à 4,8% côté salariés). Les intermittents vont donc voir leurs revenus direct baisser automatiquement de 1%, et leur assurance chômage plafonner...
Nota : Et si on plafonnait plutôt les TRES HAUT REVENUS ? En effet, 1% des français touchent plus de 7500 euros par mois. Et si on tapait plutôt en priorité DANS LEURS POCHES A EUX ?
Cliquer ici pour accéder à la pétition contre cette modification des annexes 8 et 10 de l'assurance chômage.

Le temps partiel ne sera toujours pas surcôtisé par les patrons friands de main d'oeuvre low cost

Nous réclamions une surcôtisation sur les temps partiels subis (revenu inférieur au SMIC mensuel).
Ceci afin que les salariés pénalisés par un petit revenu ne le soient pas une seconde fois, quand ils perdent leur emploi.
Mais les syndicats signataires de "l'accord" ne sont pas intéressés par l'idée d'un emploi décent à salaire décent, et d'un revenu de substitution correct.

La seule avancée est que qu'il y aura une simplification de calcul pour le cumul emploi-chômage.
Les seuils en vigueur pour en bénéficier - 70% de l’ancienne rémunération, 110 heures mensuelles, 15 mois de cumul - seront supprimés. 
Le nouveau mode de calcul de l'allocation sera le suivant :
Allocation mensuelle versée =  Allocation mensuelle sans activité - 70 % de la rémunération brute issue de l’activité réduite.
Ceci dans la limite des droits à l'assurance chômage, bien sûr.
Ca a le mérite de simplifier les choses concernant les règles de prise en charge, mais les travailleurs qui subissent les temps partiels payés une misère ne verront pas leurs revenus augmenter pour autant...

Les droits rechargeables

C'est le mystère le plus complet sur ces dispositions, dont le détail n'a toujours pas été révélé à ce jour.
A nouveau, rien n'est prévu pour les millions de salariés non indemnisés par Pôle emploi... Ceux-là devront se contenter de 430 euros par mois (le RSA, moins le forfait logement prélevé obligatoirement).
Les seuls revenus véritablement rechargeables restent les dividendes, les plus values, les golden parachutes, les retraites chapeau, et les stock-options... Pour les gros poissons, bien sûr !

Et Bing sur des droits universels à un emploi décent à salaire décent, et, par défaut, un revenu de substitution correct : 80 % du revenu antérieur, et au minimum le SMIC !

La seule solution : SE BATTRE ! 
Quand on se fait cogner dessus, 
ça suffit de tendre l'autre joue, 
il faut LUTTER pour GAGNER !

Cliquer ici pour accéder à l'interview du négociateur pour la CGT Eric AUBIN du 22 mars : "toutes les économies vont être demandées aux demandeurs d'emploi"

Cliquer ici pour lire le dernier numéro de "l'écho des négos" de l'assurance chômage de la CGT

Cliquer ici pour accéder au texte de l'accord en cours de signature, sur le site de l'Unedic.

Cliquer ici pour accéder au tract de l'UGICT sur le sujet

samedi 22 mars 2014

Assurance chômage : Accord en vue sur le dos des chômeurs

Le MEDEF, l'UPA la CGPME, le CFDT, la CFTC et FO s'apprêtent à parapher un nouvel "accord" "responsable" SUR LE DOS DES CHÔMEURS.

Ca suffit de se moquer de nous, ça suffit de nous faire croire que les syndicats "de conventions" représentent encore quelque chose.

Cette nouvelle "convention" va exclure, encore, des millions de personnes d'un emploi décent à salaire décent. Exclure toujours plus de personnes d'une protection sociale à laquelle nous avons droit. La moitié des personnes inscrites au Pôle emploi continueront à ne pas être indemnisés par l'assurance chômage. La précarité continuera de bien se porter. Et les responsables de la crise s'en tirent avec la caisse.

LE POGNON DOIT CESSER DE SORTIR DE NOS POCHES POUR ALLER DANS CELLES DES PARASITES !!!



Ce sont eux les responsables de la crise, c'est à eux de la payer


Les signataires irresponsables de cet "accord" nous expliquent que - ma pov'dame - on y peut rien. Qu'il faut bien continuer à remplir les coffres des comptes en banque des banquiers et des actionnaires.

SEULE UNE MOBILISATION MASSIVE DES SALARIES, DES PRECAIRES, DES PRIVES D'EMPLOI, CHANGERA LA DONNE.

Nous continuons d'exiger : Un emploi décent, un salaire décent. Et, par défaut, un revenu de substitution à 80% du salaire antérieur, minimum le SMIC. 

Car nous le valons bien.

La CGT Spectacle FNSCAC appelle aussi à continuer la lutte. Cliquer ici pour accéder à leur site.

mercredi 12 mars 2014

Report de la négociation de la convention d'assurance chômage

Nous reproduisons ici une déclaration de la CGT spectacle

COMMUNIQUE DE LA CGT SPECTACLE du 11 mars
Négociation assurance chômage : l’entourloupe du Medef
Le patronat emmené par le MEDEF fait reporter la séance du 13 au 20 mars. Que cache un tel report de "l’ultime" séance de négociation, inédite dans des négociations de ce niveau ?
Le MEDEF, la Cgpme, l’UPA ont commencé la négociation avec une position extrêmement violente à l’encontre des droits de tous les demandeurs d’emploi et des salariés intermittents du spectacle en particulier : le patronat a vacillé le 27 février devant l’ampleur de nos mobilisations à Paris comme dans 22 villes. Le délai d’une semaine vise aussi à contourner les fortes mobilisations annoncées des 13 et 18 mars.
Tout indique que ce report annonce une entourloupe majeure : MEDEF et compagnie vont tenter de faire passer la casse des droits le 20 mars en revenant à une ligne dure !
Aussi nous appelons à renforcer cette semaine les mobilisations de la marche pour la culture le 12 mars partout en France, de façon à rappeler au gouvernement ses responsabilités en terme d’emploi.
La manifestation du 13 est reportée au 20 mars mais nous appellerons à des actions !
Nous appelons unitairement les professionnels du spectacle en solidarité avec tous les privés d’emploi et travailleurs précaires à manifester de façon visible dans la manifestation du 18 mars pour la défense de la protection sociale et contre le pacte de responsabilité.
Nous appelons à la mobilisation la plus large possible le 20 mars à 14h devant l’Odéon pour se rendre au MEDEF : artistes, technicien ne-s, privé-e-s d’emploi ou non de toutes les professions, toutes et tous ensemble pour faire échec au patronat et exiger une négociation immédiate sur la base de nos propositions pour des droits nouveaux !

dimanche 9 mars 2014

Jackpot pour les requins privés du placement : Pôle emploi leur passe encore commande pour 130 millions d'euros

C'est Jean-Baptiste Chastand, sur son blog du Monde, dans son article du 14 février, qui nous l'apprend : Pôle emploi ne s'en vente pas, mais il va continuer à recourir massivement aux cabinets de placement privés.
Et ceci, bien que ça coûte plus cher que de s'en occuper lui-même. Sans parler de la qualité de la prestation. Petit retour sur la question.

La question de la privatisation 

On connaissait déjà le principe depuis fort longtemps. Il s'agit de refiler au privé une partie de l'activité publique. Voici les prétextes utilisés par nos politiques aux ordres de la finance : Le secteur privé réaliserait mieux le travail que le secteur public, et il serait moins coûteux - en particulier pour des missions "ponctuelles". 
Ce sont des blagues, bien sûr, mais il faut bien "vendre" cette idée aux citoyens...


La question de la qualité du service rendu et de la neutralité

Que ce soit pour le service public de l'éducation ou pour le service public hospitalier (entre autres), la privatisation a de graves conséquences, car lors de la privatisation n'est pas prise en compte la qualité du service que les usagers sont en droit d'attendre, ni la neutralité indispensable que doit avoir l'agent qui réalise le service rendu au public.

En effet, si existe une question d'argent entre le service rendu et les usagers, il est évident que la structure (privée), dont le seul objectif est d'augmenter ses marges, baissera à un moment la qualité du service rendu, augmentera ses prix, voire les deux. 
Et il est évident que le salarié de la structure privée, sous lien de subordination de son employeur, sera beaucoup plus enclin à exécuter des ordres qui vont à l'encontre des intérêts collectifs. Ne serait-ce que pour garder son poste et continuer de nourrir sa famille...


La question de l'humanité

Pour tous les services dits "sociaux", la neutralité de la relation entre un agent et le public implique aussi l'humanité indispensable qui doit prévaloir dans cette relation.

Mais alors, pourquoi tant d'acharnement à vouloir privatiser le service public ?

On est ici dans un exemple de cynisme politique : Ca coûte plus cher d'avoir recours aux sociétés privées, mais le but n'est pas de délivrer un service de qualité, mais plutôt de "faire plaisir au marché", en lui livrant des pans entiers de l'activité publique.
Ce qui sort de la poche du public fini bien dans les poches du privé, et, au bout du bout, dans les poches des financiers.


Nota : Echapper aux prestataires privés, c'est toujours possible. Et même conseillé ! 
Apprenez à dire "non" à une prestation privée Pôle emploi en  cliquant ici


Exemple concret de ce gâchis humain et financier - Le Contrat de Sécurisation Professionnelle du Morbihan

Dans le Morbihan, comme dans tous les départements, Pôle emploi a une équipe spécialisée d' agents chargés du suivi des personnes privées d'emploi licenciées économiques. 
Cette unité, appelée Contrat de Sécurisation Professionnelle, est constituée d'agents qui reçoivent, dans tout le département, les salariés licenciés économiques pendant leur "délai de réflexion". Ils calculent leurs droits à l'indemnisation. Ils les reçoivent lors d'un premier entretien d'orientation. Ils assurent aussi le suivi administratif complet de leur dossier (aides, mesures, inscription en formation...).
Suite au premier entretien d'orientation, une partie des salariés licenciés économiques est suivie par des agents Pôle emploi.
Et une autre partie des personnes fraîchement licenciées est "livrée" aux "consultants" du secteur privé, pour un an que dure le suivi du Contrat de Sécurisation Professionnelle.

On peut parler de fiasco complet concernant la délégation au privé de cette activité publique.
Sous prétexte que les licenciement économiques sont conjoncturels et non structurels, Pôle emploi a renforcé sa délégation au privé. 1000 personnes ont ainsi été "livrées" au privé en 2013.
Coût pharamineux, énorme charge de travail administrative pour l'équipe du Pôle emploi, bilan qualité plus que mitigé, et précarisation des emplois publics et privés. 
On peut dire que Pôle emploi a bien cassé son équipe, et a jeté l'argent par les fenêtres.


Un coût pharamineux - Un million d'euros jeté par les fenêtres


Le coût par personne "suivie" par une société privée est de 1000 euros.
Plus 1000 euros encore si "l'objectif" est atteint : Ceci si la personne licenciée économique décroche n'importe quelle formation de 6 mois, ou n'importe quel contrat de 6 mois.
Le travail d'indemnisation, et de gestion administrative, reste à la charge du Pôle emploi (au moins 30% du travail annuel pour une personne suivie). 
Une autre société privée est aussi facturée pour réaliser les compte-rendu des "prestations".
Sans compter les "a-côté", avec les prestations de "suivi psychologiques" des personnes qui ne sont pas encore licenciées économiques. 
Le pognon filé au privé atteint des sommets en 2013 : 1 million d'euros pour l'année 2013. Un record. Avec ce budget, Pôle emploi aurait pû payer et fournir un bureau à 25 agents.
Quitte à leur ré-affecter une autre mission, une autre agence, si la conjoncture s'améliore, et si le nombre de licenciés économiques baisse.

Pour la petite histoire, Catalys, "opérateur" qui a récupéré le marché dans le Morbihan, a sous-traité à deux autres sociétés, Analyse et Action, et CLPS. 
Personne ne sait quelle marge ils se sont fait sur cette affaire. Il s'agit bien de l'argent public, mais, ça, c'est secret !



Pour le Pôle emploi breton, sécurisation, ça veut dire précarité







Des "consultants" privés plus précaires encore que le public qu'ils reçoivent

Les "consultants" privés sont recrutés sous contrats précaires par les boîtes privées, afin qu'ils donnent l'exemple aux personnes qu'ils reçoivent : Il ne faudrait pas faire rêver les personnes nouvellement licenciées économiques.
Il ne faudrait pas qu'elles croient qu'un jour elles pourraient retrouver un CDI temps plein correctement rémunéré. 

Dans l'équipe Pôle emploi aussi, la précarité, c'est la norme

La direction de Pôle emploi Bretagne ayant érigé la précarité comme étant la règle au sein de l'équipe, plus de 50 agents ont été recrutés au sein de l'équipe de Contrat de Sécurisation Professionnelle en seulement quatre ans.
Alors que l'équipe ne compte que 20 agents. 
Depuis quatre ans, seule une dizaine d'agents précaires ont décroché le précieux CDI au sein du Pôle emploi. Tant pis pour les autres, qui ont basculé de l'autre côté du bureau...
Pour parfaire le tableau de la précarité et de l'instabilité de l'équipe, la direction de Pôle emploi Bretagne a aussi choisi de développer le "détachement". 
Sont ainsi recrutés pour l'équipe du Contrat de Sécurisation Professionnelle, au sein même du Pôle emploi, des agents titulaires dans d'autres agences, pour des missions d'un an.
Une fois formés, ils pourront repartir dans leur agence d'origine. Et assurer le "suivi" des anciens collègues dont le CDD a pris fin.


Et... Le service rendu dans tout ça ?

Pour ceux qui ont eu la malchance d'être suivis par des agents publics précaires, certains ont dû changer trois, voire quatre fois de "référent".
Pour ceux qui sont suivi par des "consultants" privés, certains ont eu un suivi correct (ça dépend, comme dans le public, de la personne sur qui on tombe), mais à quel coût...
Dans le cahier des charges privé, il est indiqué un contact par semaine, au lieu de un contact par mois dans le public. Chaud pour ceux qui ont les nerfs fragiles...
Et en termes de reclassement, les boîtes privées ne font pas mieux que Pôle emploi.
Plusieurs études indiquent même le contraire.
Tout simplement parce que ce n'est pas le "suivi" qui crée l'embauche, c'est l'organisation du travail sur le territoire
Cette question de l'organisation du travail sur notre territoire devrait être notre problème à tous. Encore faudrait-il arrêter de laisser les patrons décider à notre place... On voit le résultat...


samedi 1 mars 2014

Négociations sur l'assurance chômage : Il faut continuer la mobilisation

Nous reproduisons ici un article de la CGT.



La mobilisation porte ses fruits, le MEDEF en fin de journée paraît plus en retrait sur la suppression du régime des intermittents et intérimaires en admettant qu’ « il n’y a pas qu’une seule solution possible », mais pour l’instant rien ne bouge réellement.
Le patronat reste arc-bouté sur ses positions : il faut réduire le déficit et pas un centime ne doit sortir de la poche du patronat.
Qui va donc payer ? Les chômeurs !
Les intermittents et les intérimaires d’abord, qui vont rejoindre le régime général. Les seniors ensuite, le MEDEF veut faire reculer à 55 ans l’âge où les demandeurs d’emploi peuvent obtenir 36 mois d’indemnisation, aujourd’hui c’est 50 ans. Dans un contexte où le chômage des seniors et le chômage de longue durée explosent, c’est condamner de nombreux demandeurs d’emploi à la pauvreté.
Les salariés licenciés qui bénéficient d’une indemnité supra légale vont être aussi mis à contribution, le différé d’indemnisation est aujourd’hui de 75 jours, le MEDEF veut supprimer cette limite.
Si le taux de chômage baisse en dessous de 10%, le MEDEF prévoit aussi de diminuer les droits des demandeurs d’emploi. Dans ce cas la durée d’indemnisation baisserait à 18 mois au lieu de 24 actuellement, et la durée d’affiliation nécessaire pour ouvrir des droits passerait de 4 à 6 mois.
Conditionner les droits à la conjoncture économique est non seulement injuste et inacceptable, mais c’est une remise en cause profonde de la protection sociale. Le scénario patronal pour la mise en œuvre des droits rechargeables est lui aussi prévu à l’économie, il ya peu de différence avec le système actuel et les plus précaires n’en profiteraient pas.
Il reste une séance de négociation prévue le 13 mars prochain et la situation semble bloquée par un patronat décidé à faire payer les plus pauvres.
Il nous faut donc amplifier la mobilisation. Cette négociation doit se poursuivre sous le contrôle des salariés.

Montreuil, le 28 février 2014

jeudi 27 février 2014

Mobilisation sur Lorient contre les attaques du MEDEF contre les intermittents, et tous les chômeurs

Nous reproduisons ici un article de l'union locale des syndicats CGT de Lorient et sa région.
Pour accéder à l'article d'origine, cliquer ici.

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Pour accéder à la vidéo du retour de la délégation reçue par le directeur adjoint de la CCI, cliquer ici.

Le 27 février 2014, l'union locale des syndicats CGT de Lorient et sa région a participé à l'action nationale de défense des intérêts des travailleurs privés d'emploi et des intermittents. Nous étions presque 200 à nous mobiliser pour exiger le maintien du statut d'intermittent, et une assurance chômage de haut niveau pour tous les privés d'emploi.
 Le MEDEF fait tout pour provoquer la colère des travailleurs.
Cette fois-ci, il s'est attaqué au statut des intermittents.
La réponse de la CGT a été rapide : Eric Aubin, le négociateur CGT de l'indemnisation de l'assurance chômage, a déchiré le document de propositions patronales transmis la veille par le Medef.
Trop, c'est trop.
Pour nous, il est impératif que les travailleurs privés d'emploi soient couverts par une assurance chômage de haut niveau :
Alors qu'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé le gouvernement et patronat ont encore une fois l'intention de baisser les revenus de remplacement acquis par le travail. Nous dénonçons cette politique anti sociale et nous inscrivons dans la campagne confédérale les "créateurs de richesses c'est nous" et exigeons :
  • Arrêt total des radiations/sanctions 
  • Séparation de l'indemnisation du service public du placement. 
  • Mise en place de la 5ème branche de la sécurité sociale financée, comme les 4 autres branches, par la partie socialisée du salaire prise sur les richesses créées à l'entreprise. 

  • Une indemnisation pour tous les salariés privés d'emploi sans exception, à hauteur de 80 % du dernier salaire avec, au minimum le SMIC CGT (1700€ brut) jusqu'au retour à l'emploi y compris les primo demandeurs d'emploi et les salariés précaires qui passent actuellement à travers les mailles du filet de l'assurance chômage ; 
  • Aucun jour de carence à partir de la rupture du contrat de travail 
  • Le maintien du statut d'intermittent 
  • Un élargissement de la couverture sociale, notamment en matière d'assurance maladie et de retraite. Tous les salariés privés d'emploi doivent pouvoir bénéficier d'un régime complémentaire frais de santé et chaque période de chômage doit permettre l'acquisition de droits à retraite et retraite complémentaire ; 
  • Un accompagnement personnalisé pour favoriser le retour à l'emploi, avec prise en charge des frais de recherche d'emploi, assuré par le service public de l'emploi . Possibilité d'accès à une formation qualifiante si nécessaire.

Cliquer ici pour signer la pétition demandant une protection d'assurance chômage de haut niveau
Cliquer ici pour lire la déclaration de la CGT du 14 février suite au troisième tour des négociations sur l'assurance chômage
Cliquer ici pour voir la vidéo sur le sujet 

mardi 25 février 2014

Les conseillers Pôle emploi manifestent contre le renforcement du contrôle des chômeurs

Non, vous ne rêvez pas. Ca se passe en Normandie, où les camarades de la CGT Pôle emploi manifestent avec la CGT chômeurs et l'union locale CGT du Havre, contre la mise en place d'un "pool" de "contrôleurs". 
Ces contrôleurs de Pôle emploi qui passent leurs journées au téléphone et sur internet à pourrir la vie des chômeurs... Au lieu de contacter les employeurs pour décrocher des CDI temps plein pour les salariés privés d'emploi...

Extraits de ce que disent les camarades de la CGT Pôle emploi Haute Normandie :

"Ca stigmatise" le chômeur. "Nous protestons contre ces contrôleurs, qui peuvent revenir sur la décision d'un conseiller pour insister sur des offres d'emploi qui aujourd'hui ne trouvent plus preneur",

"Le motif invoqué pour renforcer les contrôles avec des équipes dédiées est la nécessité de lutter contre la "fraude sociale". Une nouvelle fois, les chômeurs sont pointés du doigt comme des fraudeurs en puissance"... "Nous retenons que les diverses études réalisées notamment par la cour des comptes, démontrent de manière irréfutable que la fraude aux prestations est très marginale, à hauteur de 0,7%, alors que le travail dissimulé serait 4 à 5 fois supérieur".

"La moindre absence à une prestation ou une convocation est passible de deux mois de radiation avec perte en conséquence de l'allocation. Avec, derrière des conséquences dramatiques". 

Cliquer ici pour lire l'article du 18 février sur l'action de la CGT Pôle emploi haute Normandie, avec le soutien de l'union locale CGT du Havre, et la CGT chômeurs du Havre.
Sur le même sujet, cliquer ici pour lire l'article du site Europe 1 du 17 février.

Lire aussi l'article du Monde du 27 janvier où un "contrôleur" parle de son boulot en cliquant ici.

Rappel : 
Ne donnez plus votre numéro de téléphone, 
ni votre adresse mail à votre agence Pôle emploi. 
Car ça pourrait être utilisé CONTRE vous.

Et déclarez bien tout changement de situation (travail, maladie, etc...). 
Car le nouveau système de croisement de ficher est redoutable. Pire que la NSA !

Pour que ça cesse, il va falloir se mobiliser, lutter. 
Radiations : RAS-LE-BOL !


jeudi 20 février 2014

Action de la CGT chômeurs dans la galerie marchande des deux rivières

Nous, CGT chômeurs rebelles du Morbihan, sommes allés ce jour dans la galerie marchande des deux rivières, dans le cadre du "forum pour l'emploi" organisé par Pôle emploi.
Pôle emploi choisit délibérément un site commercial pour conditionner les salariés privés d'emploi à accepter des emplois toujours plus dégradés.
Bien entendu, au regard de l'organisation du travail sur le bassin, Pôle emploi avait très peu d'offres d'emploi en CDI temps plein à proposer aux personnes présentes.
Mais ça ne justifie pas la décision de la directrice de la galerie marchande, qui nous chassé car elle ne souhaitait pas que les salariés soient informés de leurs droits. Notre tract était pourtant fort informatif.






Nous sommes partis de la galerie marchande en diffusant des flyers pour informer de l'ampleur des dégâts :  un salarié sur quatre est brisé par le chômage ou la précarité.
Et que, nous devons impérativement nous mobiliser, nous organiser, lutter pour exiger notre droit le plus vital :
Un emploi décent
à salaire décent
pour tous


mardi 18 février 2014

Pour une indemnisation d'assurance chômage de haut niveau et pour la défense du statut d'intermittent, tous dans la rue le 27 février

Nous reproduisons ici un article de l'union locale des syndicats CGT de Lorient et sa région.
Nous nous joignons bien sûr à l'appel à manifestation le 27 février 2014.
Cliquer ici pour accéder à l'article original

Le 27 février 2014, l'union locale des syndicats CGT de Lorient et sa région participera à l'action nationale de défense des intérêts des travailleurs privés d'emploi et des intermittents.

Nous appelons à manifester le 27 février 2014

à 10h00 devant la Chambre de commerce et d'industrie de Lorient, quai des indes. 

Le midi, repas chaud sandwiches merguez-pommes de terre-oignons

Le MEDEF fait tout pour provoquer la colère des travailleurs.
Cette fois-ci, il s'est attaqué au statut des intermittents.
La réponse de la CGT a été rapide : Eric Aubin, le négociateur CGT de l'indemnisation de l'assurance chômage, a déchiré le document de propositions patronales transmis la veille par le Medef. 
Trop, c'est trop.
Pour nous, il est impératif que les travailleurs privés d'emploi soient couverts par une assurance chômage de haut niveau : 
Alors qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé le gouvernement et patronat ont encore une fois l’intention de baisser les revenus de remplacement acquis par le travail. Nous dénonçons cette politique anti sociale et nous inscrivons dans la campagne confédérale les "créateurs de richesses c’est nous" et exigeons :
Arrêt total des radiations/sanctions
Séparation de l’indemnisation du service public du placement.
Mise en place de la 5ème branche de la sécurité sociale financée, comme les 4 autres branches, par la partie socialisée du salaire prise sur les richesses créées à l’entreprise.
Une indemnisation pour tous les salariés privés d’emploi sans exception, à hauteur de 80 % du dernier salaire avec, au minimum le SMIC CGT (1700€ brut) jusqu’au retour à l’emploi y compris les primo demandeurs d’emploi et les salariés précaires qui passent actuellement à travers les mailles du filet de l’assurance chômage ;
Aucun jour de carence à partir de la rupture du contrat de travail
Le maintien du statut d'intermittent
Un élargissement de la couverture sociale, notamment en matière d’assurance maladie et de retraite. Tous les salariés privés d’emploi doivent pouvoir bénéficier d’un régime complémentaire frais de santé et chaque période de chômage doit permettre l’acquisition de droits à retraite et retraite complémentaire ;
Un accompagnement personnalisé pour favoriser le retour à l’emploi, avec prise en charge des frais de recherche d’emploi, assuré par le service public de l’emploi . Possibilité d’accès à une formation qualifiante si nécessaire.

Cliquer ici pour signer la pétition demandant une protection d'assurance chômage de haut niveau
Cliquer ici pour lire la déclaration de la CGT du 14 février suite au troisième tour des négociations sur l'assurance chômage
Cliquer ici pour voir la vidéo sur le sujet

vendredi 14 février 2014

Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de travail qu'il ne faut pas chercher

On vous l'avait annoncé dans notre article du 21 juin 2012 : Pôle emploi a créé un "corps" de "contrôleurs de recherche d'emploi".
Ils sont chargés, à distance, de contacter les chômeurs pour savoir s'ils remplissent "leurs obligations".




Le but : Mettre la pression sur les chômeurs, et en radier 10%.
Et... Tant pis si il n'y a pas de boulot, l'important c'est d'en chercher, non ?

Salauds de pauvres !

A lire : L'article du Monde sur le sujet, en cliquant ici.

Et, si vous en avez marre d'être considérés comme de la chair à patrons pour des boulots indignes, d'être considérés comme de la chair à radiation pour le Pôle emploi, rebellez-vous, organisez-vous, rejoignez-nous !

Et... Ne communiquez plus ni numéro de téléphone, ni email au Pôle emploi.
Sinon, ils vont s'en servir contre vous pour vous fliquer !

Les problèmes, c'est eux. 
La solution, c'est nous.


Un emploi décent, 
à salaire décent, 
c'est tout ce qu'on exige. 
Parce qu'on le vaut bien.

mercredi 5 février 2014

Le capital ruine le travail - tous dans la rue le 6 février

Nous reproduisons ici un article de l'union locale de Lorient. Cliquer ici pour accéder à l'article d'origine.

La cupidité sans limite des actionnaires est à nouveau assouvie par le gouvernement.
Le MEDEF, syndicat des gros patrons, applaudit des deux mains le "pacte de responsabilité" de Hollande, qui fait toujours plus de cadeaux aux irresponsables (30 milliards), en "ésperant" que ça crée 1 million d'emplois.

Mais c'est de 7 millions d'emplois décents à salaire décent dont le pays a besoin.
En effet, 8,7 millions de personnes  vivent sous le seuil de pauvreté en France.
5,5 millions de personnes sont officiellement inscrites au Pôle emploi, mais ce chiffre ne comprend pas les personnes dégoûtées, ou épuisées qui aimeraient bien aussi avoir une vraie place dans la société.

L'austérité, ça ne marche pas.
Les cadeaux aux banquiers, aux actionnaires, aux gros patrons, ça ne marche pas !

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 source :  CGT

Dans le cadre de l'appel confédéral, le 6 février, l'union locale des syndicats CGT de Lorient et sa région organise une journée d'action pour exiger la séparation du MEDEF et de l'État

Cliquer ici pour accéder aux appels à grèves et mobilisation des fédérations.

Payer pour les banquiers
Payer pour les actionnaires
Payer pour les gros patrons
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Le 6 février 2014
À Lorient, rendez-vous
à 11 heures
place Aristide Briand (FNAC),
pour une journée complète de mobilisation.

À 12 heures,
prise de parole
suivie d'un repas chaud et solidaire.

Toute la journée :
Village revendicatif place Aristide Briand


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mardi 4 février 2014

Tous les premiers mardis du mois, soupe revendicative : ZÉRO RADIATION !

Nous avons commencé aujourd'hui, devant l'agence Lorient Marine (rue François Toullec), une permanence que nous tiendrons tous les premiers mardis du mois, entre 11h00 et 15h00.
Nous accueillerons avec une soupe de légumes bien chaude toute personne qui souhaite nous rencontrer, parler de ses difficultés avec son employeur ou Pôle emploi. 
Car seul, isolé, c'est souvent pas simple d'obtenir le respect de ses droits.

La directrice départementale de Pôle emploi est venue s'assurer que notre présence n'allait pas perturber le bon fonctionnement de l'établissement de Lorient Marine.
Nous n'avons pas empêché le bon fonctionnement du Pôle emploi, en revanche nous sommes venu dire, encore et encore : 


Alors que Pôle emploi propose 71 offres d'emploi en CDI temps plein, à Lorient et 30 km aux environs, et alors que 23.000 personnes aimeraient bien en avoir un, c'est Pôle emploi qui perturbe nos vies




Nous continuons de penser que Pôle emploi devraient plutôt s'occuper de rencontrer plus souvent les employeurs, pour récupérer plus de CDI temps plein, au lieu de nous faire perdre notre temps et notre énergie.
Nous ne sommes pas des enfants, nous ne sommes pas des feignants, nous ne sommes pas des assistés, ni des parasites. 


Proposez-nous
des emplois décents
à salaire décent,
et on les prendra !

Pas besoin de nous fliquer,
de nous contrôler,
de nous culpabiliser.

Ça devrait être
au Pôle emploi
de rendre des comptes
sur son activité, pas nous !

Et, en attendant, nous avons besoin d'un revenu de remplacement décent, soit 80% du salaire antérieur, soit, au minimum, le SMIC. La convention d'assurance chômage qui se négocie en ce moment ne doit pas sacrifier nos vies, sacrifier nos moyens de subsistance, pour "faire plaisir aux marchés", c'est-à-dire détourner l'argent du travail pour enrichir toujours plus le capital.
Chaque travailleur devrait être indemnisé dès la première heure de travail.
Car nous le valons bien !




Pour voir la vidéo Ouest France de l'entretien avec Jean-Pierre Antoine, le secrétaire du comité, cliquer ici.

mardi 28 janvier 2014

24 heures chrono : Le SMIC-Femme arrive par la grande porte du code du travail

Mis à jour le 30 janvier 2014

Pour le gouvernement, les organisations patronales MEDEF, UPA, CGPME et les trois syndicats CFE-CGC, CFDT, CFTC, le monde du travail n'est pas suffisamment dur pour les femmes. 




Pour ces princes charmants, elles ne méritent pas d'être payées au SMIC MENSUEL, ils ont donc inventé le SMIC-FEMME !


Alors que, pour beaucoup de femmes, l'accès à l' emploi est plus dur que pour les hommes
Alors que les femmes sont beaucoup plus souvent victimes de harcèlement au travail que les hommes
Alors qu'elles touchent en moyenne 14% de moins qu'un homme au même poste
Alors qu'elles sont victimes du phénomène du "plafond de verre", leur accès à des postes à responsabilité étant bridé, sous prétexte que "elles ne peuvent pas faire des heures supplémentaires liées à leur poste, et assumer leur rôle de mère en même temps"
Alors qu'elles sont nombreuses, lorsqu'elles reviennent de leur congé maternité, à être placardisées, voire harcelées, pour les pousser à la démission
Alors que beaucoup d'hommes pensent que le salaire de la femme dans le couple est "un salaire d'appoint", "un complément"
Alors que, parce qu'elles sont moins bien payées, et que leurs parcours professionnels sont plus décousus,  les femmes ont une pension de retraite inférieure à 42% de celle des hommes
Alors que le temps partiel, et le temps partiel subi, touche à 80% des femmes. En 2012, 30% des travailleuses sont ainsi à temps partiel (16% en 1975).

Les patrons - et les syndicats proches de leurs positions - se sont mis d'accord, en signant l'Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, transformé en loi le 14 juin 2013.
Dans cet accord, on trouve l'article 11- qui pourrait paraître généreux - qui contraint les employeurs à embaucher les travailleurs sur la base d'un 24 heures par semaine minimum.

Rappel : 
Le SMIC MENSUEL est à 1445,38 € brut par mois*

* au 1er janvier 2014.

Avec cette "généreuse" loi sur le temps partiel, il sera donc "normal", "légal", de payer des salariés à temps partiel (dont 80% sont des femmes, rappelons-le) sur la base d'un 24 heures par semaine, AU SMIC HORAIRE.

Le gouvernement, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, le MEDEF, l'UPA, et la CGPME, viennent donc, d'inventer, eux, 

le SMIC-femme "24 H chrono", 
qui s'établit à 991,12 € brut par mois*

*au 1er janvier 2014.



Nous continuons, nous, à penser que les femmes doivent impérativement avoir les mêmes droits que les hommes, et entre autre au niveau salarial. Car chaque travailleuse doit pouvoir mener sa vie comme bon lui semble, choisir de rester en couple ou pas, avoir des enfants ou pas. 
Chaque femme doit avoir les mêmes perspectives d'évolution de carrière que les hommes. 

Nous continuons de penser que le temps partiel subi, qui touche un tiers des travailleurs à temps partiel, est un problème parce que les revenus dégagés sont trop faibles.

Le problème, pour nous, n'est donc pas un problème de durée du temps de travail, mais de salaire minimum MENSUEL !

Ce n'est pas en émiettant le travail, et en se partageant la misère que l'on aide les travailleurs.
Et ce n'est pas en cautionnant par la loi la mise en place de deux droits spécifiques, un sur le temps plein, et un autre sur le temps partiel "24 H Chrono", que l'on aidera réellement les travailleurs et les travailleuses.
Y'en a marre de ces lois "c'est mieux que rien", qui nous maintiennent dans la misère !
Le RSA, on n'en voulait pas, le SMIC-FEMME, non plus !

Nous avons tous le droit à une vraie place dans la société, tous le droit à une vie épanouissante et valorisante.



Nous continuons de penser qu'il est inadmissible que les travailleurs à temps partiel doivent passer des heures et des heures dans les structures dîtes "sociales", comme le Pôle emploi, la CAF, le CCAS, les structures sociales des communautés d'agglomération, des départements... Tout ça pour faire valoir leurs droits à des aides, des dégrèvements, des droits liés à la santé, au transport, au logement, à l'alimentation, ou autres. 
Tout ce temps perdu est de la vie volée.
L'accès à la protection sociale devrait être simplifiée et universelle.

Oui, il faut légiférer, mais pour donner de vrais droits aux travailleurs et aux travailleuses.

Homme ou femme, 
temps partiel ou temps plein,
personne ne devrait être payé
en dessous du SMIC MENSUEL
1445,38 € brut*

*Au 1er janvier 2014

Parce qu'on le vaut bien !

TRAVAILLEURS, TRAVAILLEUSES, 
MOBILISONS-NOUS CONTRE LE SMIC-FEMME !



Un emploi décent à salaire décent, pour tous !

Nota : Des négociations sont actuellement en cours entre patronat et syndicats pour signer des accords de branches d'application de cette loi "SMIC-FEMME". A cette fin, l'application de la loi "24 H chrono" "SMIC-FEMME", initialement prévue le 1er janvier 2014, a été repoussée au 30 juin 2014.