mercredi 2 mars 2011

Sarkozy affiche son mépris total envers les chômeurs de plus de 44 ans


Sarkozy, depuis le début de son mandat, affiche son plus profond mépris pour le monde du travail. Et les travailleurs privés d'emploi n'échappent pas à ce mépris.

La privatisation de l'ANPE, le démantellement de l'AFPA ont cassé les équipes en place, le service rendu aux usagers est dégradé.
Le 3949 est inhumain.
Le flicage mensuel ne rime à rien.
Le nombre d'emplois détruits au cours des deux dernières années a atteint un record historique.
Le gouvernement Fillon a largement participé à la casse de l'emploi, en mettant en oeuvre le plus gros plan social jamais conçu dans la fonction publique : Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite.
Seulement un travailleur privé d'emploi sur deux touche l'assurance chômage.


Le bilan de la "politique de l'emploi" de Sarkozy est tout simplement calamiteux.

Les seules perspectives qu'il propose sont le RSA, le temps partiel subi, et la précarité.


Toujours plus de mépris : Les seniors bradés à 2000 euros "pièce"

Sarkozy a sorti à nouveau hier la carte des exonérations de cotisations sociales. Il a annoncé tout fier de lui qu'il allait mettre en place de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour l'embauche des plus de 44 ans en contrat de professionnalisation.
Cette "super idée" est en fait un concentré d'idées stupides.
Pourquoi ? Parce que :

1- comme le plan rebond, le nombre de personnes concernées sera dérisoire au regard des 6 millions de personnes en France qui recherchent un emploi décent à salaire décent.
2- qui va payer les cotisations sociales à la place des patrons ? Les contribuables, bien sûr !
3on est déjà vieux à 45 ans ? Alors qu'on est sensé travailler jusqu'à 67 ans depuis la dernière réforme des retraites ? De qui se moque-t-on ?


Les mesures annoncées vont quand même faire des heureux

Les gagnants dans l'affaire sont à nouveau...Les employeurs, chasseurs de primes.
On sait avec quel manque d'humanité certains n'hésitent pas à toucher les primes, puis à virer les vieux comme des kleenex une fois que les aides de l'Etat arrivent à leur fin. Pour embaucher de nouvelles personnes avec de nouvelles primes...
Comme à Pôle emploi, qui se débarasse de ses agents en contrats aidés, parfois à quelques années de la retraite. Voir à ce sujet un nouvel exemple, dans un article Ouest france d'aujourd'hui
Les agents virés pourront à leur tour bénéficier "d'accompagnements" et de "suivis" personnalisés dans le cadre du "plan-rebond-bis"...


Quelles sont les solutions pour sortir de la crise de l'emploi en France ?


Ce qui est sûr, c'est que les solutions mises en oeuvre ces 20 dernières années sont à revoir entièrement :


1- Exonérations de cotisations sociales (on en est à 70 milliards d'euros distribués aux entreprises en pure perte, lire à ce sujet le rapport du conseil d'orientation pour l'emploi, rapport au premier ministre relatif aux aides publiques, 8 février 2006, en bas de la 14ème page du document pdf, numéroté 11)
2- Public ciblé (un coup les vieux, un coup les jeunes, un coup les handicapés, un coup les sans-qualifications)
3- Suivi mensuel automatique et inutile
4- Vision à court-terme electoraliste sans prendre en compte l'étendue du problème (6 millions de travailleurs privés d'emploi attendent une solution)


Il est temps de ré-industrialiser la France.
Chaque travailleur doit pouvoir vivre décemment de son travail.

L'argent des actionnaires du CAC 40, l'argent de Bouygues, Bolloré, Bettencourt doit être utilisé pour créer des emplois de qualité.
L'argent que les actionnaires a été accumulé sur le dos des travailleurs.
Il est temps de rétablir de la justice sociale.


Il est temps l'argent qui dort dans les banques soit utilisé pour les travailleurs, et non pas contre les travailleurs.

Un emploi décent,
un salaire décent,
c'est un droit !

.