... Et ce n'est pas Fillon qui va les arrêter !
Article mis à jour le 24 août.
Dans la période des trente glorieuses (1945 - 1973), la finance capitaliste, régulée, sous contrôle des Etats, a permis aux industries des pays riches de se développer.
Mais depuis les années 70, la part des richesses produites qui va aux salaires a baissé, pour s'orienter vers les dividendes des actionnaires.
Le capitalisme financier a eu besoin, pour se développer encore plus, de déréguler le système financier : Volatilité des transaction, titrisation des risques (dilution), augmentation de l'offre de crédit pour augmenter la demande de biens (ce qui a fait que ceux qui n'étaient pas solvables ont eu la "chance" de s'endetter).
Les paramètres de développement humain et de protection de l'environnement n'ont jamais été pris en compte par les apprentis sorciers de la finance, sauf pour des "effets de communication".
La volatilité et l'instabilité de la finance mondiale ont fait augmenter la fréquence des crises dans le monde, dans les années 1980, 1990, 2000 : Crise de l'internet, crises monétaires des pays d' Amérique du sud, crises asiatiques, crise russe...
Les dettes des pays du sud a permis aux pays du nord de s'enrichir sur ces dettes :
Les Etats (finances publiques) ont garanti les dettes, et ont obligé les pays pauvres à payer toujours plus d'intérêts et de dettes aux banques des pays riches.
En même temps, les Etats ont renoncé à leur souveraineté financière : Au lieu de s'endetter auprès de la banque de France, l'Etat français a commencé à emprunter sur le marché mondial (gouvernement Beregovoy).
Les apprentis sorciers en voulaient toujours plus, ils sont allé jusqu'à imposer un rendement de la finance à 15%.par an.
Progressivement, le capitalisme financier a "pris la main" sur l'économie mondiale. Il a imposé ses règles de dérégulation, de dettes et de soumission des Etats dans les plus importantes institutions politiques : FMI, OMC, Parlement européen...
Aujourd'hui, les apprentis sorciers sont inquiets, car le monstre qu'ils ont créé leur fait peur : Il est devenu incontrôlable. Ils pensent s'en tirer en continuant à faire payer les travailleurs et les Etats : Toujours plus de dettes, toujours plus de coupes dans les budgets fondamentaux des Etats pour pouvoir payer ces dettes (moins de santé, moins d'éducation, moins de retraite, moins d' assurance chômage...)
La vérité sur la "concurrence libre et non faussée" commence à se voir : Elle consiste à mettre en concurrence non pas les entreprises (les grandes entreprises s'entendent entre elles pour se partager le gâteau) , mais les hommes, les pays, les territoires.
Le modèle ultralibéral n'a qu'un but : Garantir toujours plus de dividendes à une poignée d'actionnaires.
Les inégalités et les injustices jusqu'ici tolérées nous deviennent insupportables...
Les peuples semblent commencer à se mobiliser, en Grèce, en Espagne, en Tunisie, en Egypte, en Angleterre...
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Les crises que ce modèle produit ont des effets dévastateurs sur la planète, et les hommes qui l'habitent.
Les problèmes écologiques, économiques, sociaux, alimentaires, énergétiques, générés sont énormes.
Même les hommes les plus riches de la planète en appellent à une plus juste redistribution des richesses.
N'est-il pas temps d' inventer une société au service des citoyens, et non pas au service des actionnaires et des banquiers ?
Tous ensemble,
refusons la dictature
de la finance mondialisée !
Dernières nouvelles : Le gouvernement s'apprête à créer une "taxe exceptionnelle" de 3% sur les revenus du travail et du capital des ménages les plus aisés, quand ils dépassent 500.000 euros par an. Cette mesure prendra fin lorsque le déficit de la France aura été ramené à moins de 3% du PIB. source : AFP
Cette nouvelle arrive bien tard, et on peut dire que ça ne va pas changer la donne ! Il faudrait taxer tous les revenus supérieurs à 120.000 euros par an, à 90 % , et en permanence. Qui a besoin de plus de 10.000 euros par mois pour vivre, alors que d'autres survivent avec 400 euros par mois ? Est-il juste que certains s'achètent une maison par an, alors que d'autres n'ont pas de toit au-dessus de leurs têtes ?

