vendredi 26 août 2011

Précarité à l'Université Bretagne Sud : La direction doit prendre ses responsabilités


Plus d’un tiers des personnels administratifs et techniques de l’Université sont des contractuels, soit 4 personnes sur 10. A l’UFR LLSHS, sur 9 secrétaires pédagogiques, il y a 4 titulaires et 5 contractuelles. 13 % des enseignants de l’UBS sont aussi contractuels. Au total, un quart du personnel se trouve en situation de précarité. Pourtant, presque tous ces emplois correspondent à des besoins permanents. Cette situation n’est pas acceptable !
            Leur contrat risquant de ne pas être renouvelé, ces personnes sont vulnérables aux pressions de leur hiérarchie. C’est ce qui est arrivé à Lydie, une secrétaire pédagogique, dont le 10e contrat prend fin le 31 août et ne sera pas reconduit, alors qu’elle travaille à l’UFR LLSHS depuis 2008. Elle serait soudain devenue « inadéquate » sur son poste… C'est le règne de l'arbitraire et du bouc-émissaire ! Comme d’autres collègues, elle a subi une souffrance au travail et sa santé a été gravement compromise. Elle n’a même pas pu accéder à la médecine du travail, l’UBS en ayant restreint l’accès à une liste de personnel à risque ! Depuis trois mois, la direction de l’UFR LLSHS et le Président restent sourds à nos demandes de renouvellement du contrat de Lydie.
Le fait que l’UFR LLSHS n’ait pas élaboré le Document Unique prévu par la loi constitue une grave négligence en matière de gestion des conditions de travail et de la santé du personnel, notamment la prévention du stress et des risques psychosociaux. Or, les nombreuses demandes de mouvement interne à l’UFR et le turnover important montrent que les agents sont mécontents. Sur le site de Vannes, il n’y a même pas de médecine du travail… Pour dissuader le personnel de consulter un médecin de prévention, la direction de l’UBS demande de passer par la DRH ! Tout cela doit changer, mobilisons-nous !
La direction doit maintenant assumer ses responsabilités d’employeur.
Elle doit assurer la santé physique et psychologique de ses salariés.
Elle doit embaucher sous contrats pérennes des agents sur des postes pérennes.

Titulaires et contractuels, enseignants et non enseignants, étudiants, unissons-nous pour améliorer nos conditions de travail et exiger le maintien à l’UBS de tous nos collègues en fin de contrat ! Pour Lydie comme pour tous les salariés sous contrat précaire, ensemble nous pouvons gagner.